Interview / Lucile Foroni, Growth Manager chez Doist, une entreprise full-remote19 min read

Publié le Publié dans Remote
Lucile Foroni, Growth Manager chez Doist, une entreprise full-remote
Lucile Foroni, Growth Manager chez Doist, une entreprise full-remote

Fiche Technique – L’entreprise : Doist

Nom de l’entreprise : Doist

Date de création : 2011

Activité : A développé “Todoist” (logiciel de gestion de tâches). Un deuxième produit a été lancé en Juin : “Twist”, un outil qui permet de communiquer de manière asynchrone tout en gardant une partie “discussions en temps réel” similaire à Slack. C’est notamment important pour les équipes réparties sur plusieurs fuseaux horaires, dans lesquelles tout le monde ne peut pas participer à la conversation au même moment. Il permet également de pouvoir se déconnecter pour se concentrer, sans avoir peur de rater une info.

Est-ce une entreprise Française ? : non; elle a été créée par Amir Salihefendic, Bosniaque d’origine ayant grandi au Danemark. L’entreprise fonctionne en full-remote. Plusieurs collaborateurs sont regroupés depuis un même bureau à Porto, au Portugal.

Combien de personnes dans l’équipe : 50 personnes

Combien de personnes en remote : 100%

Dans quels pays/quelles villes vivent les collaborateurs remote : 21 nationalités dans 20 pays différents. Dont 2 Français : Hugo à Lille et Lucile à Lyon.

Fiche Technique – Le travailleur remote : Lucile Foroni, Growth Manager

  • Prénom : Lucile
  • Nom : Foroni
  • Age : 25 ans
  • Métier : Growth Manager chez Doist
  • Depuis combien d’années fais-tu ce métier ? : c’est mon premier job (avant ça, j’ai travaillé en agence en alternance pendant 2 ans)
  • Depuis combien de temps travailles-tu pour Doist ? : septembre 2016
  • Est-ce que tu es en remote depuis le début ? : oui
  • Es-tu salariée ou auto-entrepreneur ? : Entreprise individuelle
  • Ta rémunération est-elle indexée sur le niveau de vie de la ville dans laquelle tu vis ? : oui, le contrat est basé sur la ville dans laquelle on vit; si je bouge dans une autre ville ou voyage pendant un certain temps, je facture la même chose

Comment t’es-tu retrouvée travailleur remote ?A la base, je ne cherchais pas un travail remote. C’est Hugo, Growth Manager chez Doist (et que je connaissais) qui m’a suggéré l’idée de travailler pour Doist. Il savait que mon contrat d’alternance allait finir. Or, il trouvait que ce que je faisais n’existait pas encore chez Doist donc il a pensé que ce serait intéressant que je travaille chez eux. D’autant que j’étais déjà utilisatrice de Todoist.

Il se trouve que Doist fonctionne en remote. C’est génial car j’adore voyager mais à l’origine, l’entreprise m’a surtout intéressée pour le produit.

La culture de Doist est très inspirée du remote. La confiance est primordiale. Je n’ai jamais un manager sur mon dos, je choisis mes projets. En arrivant chez Doist, j’ai réfléchi à l’axe sur lequel j’avais envie de me concentrer : la rétention. J’ai donc commencé un projet sur l’onboarding (processus qui éduque les nouveaux utilisateurs à leur entrée dans le produit). Personne ne vérifiait ou contrôlait ce que je faisais.

Dans une vie rêvée, tout employeur devrait faire confiance à ses employés mais, pour avoir été dans d’autres boîtes, j’ai vu que ce n’était pas toujours le cas.

En remote, tu te dois de faire confiance à tes collaborateurs. Doist travaille donc avec des personnes en qui ils peuvent avoir confiance. S’il n’y avait pas cette confiance, tu ne pourrais pas travailler en remote.

Te verrais-tu retravailler dans une entreprise classique ?

Non. J’apprécie aller à l’espace de coworking, où mes coworkers sont l’équivalent de collègues, mais pas faire des horaires 9h-18h. Dans mon cas, je suis plus efficace le matin. J’aime donc travailler de 8h à 12h-13h et ensuite reprendre dans la deuxième partie de l’après-midi jusqu’au repas. C’est comme ça que je me sens le plus libre et que je suis plus productive.

De même, je ne trouve pas qu’un open space soit l’endroit le plus optimal pour travailler. Quand on travaille sur la même chose, dans la même pièce, on a tendance à se couper inlassablement. Il est plus dur d’être productif dans ces conditions.

Où travailles-tu ?

La majorité du temps, je travaille dans un espace de coworking appelé Sofffa. J’y suis entourée de créatifs, d’artistes, d’agences… donc un écosystème créatif et j’adore ça.

Je travaille surtout dans l’espace résident mais j’ai aussi accès à la partie “Slow Café” de l’espace. Le concept? Tu payes 5€ la première heure, 2€ après les demi-heures suivantes, et tu as à manger et à boire à volonté. J’aime bien y travailler pour l’ambiance “café” et l’énergie différente qui s’en dégage. Tu peux y rester deux ou trois heures car les prix ne sont pas excessifs pour tout ce à quoi tu as accès.

Ca m’arrive aussi de travailler une demi-journée par semaine chez moi, ou plus, mais rarement une journée entière. Aujourd’hui, pour l’interview, je suis chez moi par exemple.

Comment choisis-tu où tu travailles ?

Quand je me lève, je me prépare, et 30min à 1h après je suis sortie et à l’espace de coworking. Après, ça dépend si j’ai des rendez-vous ou activités prévues. Par exemple, les jours où je vais au yoga, je reste chez moi, puis je vais au yoga à 10h, et ensuite à l’espace de coworking.

As-tu déjà travaillé depuis l’étranger ?

Oui, ponctuellement. J’étais partie avec Hugo. On avait travaillé dans des espaces de coworking à Bali et en Thaïlande.  A Bali, je travaillais dans un espace de co-working appelé Dojo. En Thaïlande, j’étais sur une petite île, Koh Lanta et je travaillais depuis la plage ou l’espace de coworking Kohub. C’était incroyable de pouvoir découvrir ces magnifiques régions du monde tout en gardant mon travail.

Comment organises-tu ta semaine / ta journée ?

Avec le remote, je travaille quand je suis productive. Il y a des périodes où je suis plus productive le matin donc je fais le maximum le matin ; je déjeune avec des copains et reprends vers 15h. Je prends du temps off avant de reprendre : je vais courir, faire de l’escalade ou d’autres sports. Puis je recommence à travailler après. Il y a d’autres périodes où je travaille mieux en début d’après-midi et moins bien le matin, donc j’adapte mon emploi du temps.

En ce moment, j’apprends à coder, donc je le fais le matin, avant même de démarrer mes autres tâches.

Je n’ai jamais été aussi productive et créative qu’en remote. Dans un bureau, tu es coincé, tu fais acte de présence. Il n’y a pas de logique à travailler comme ça.

Pour m’organiser, j’utilise beaucoup Todoist. Je mets tout ce que je veux faire dedans, mes priorités.

Je n’ai pas d’organisation spéciale de ma semaine mais j’essaye d’avoir un collègue au téléphone chaque jour car c’est motivant.

As-tu des rendez-vous réguliers avec ton équipe ?

On essaye de ne pas avoir de réunions qui ne servent à rien. Il y a deux à trois projets où je travaille avec d’autres équipes. J’ai mis en place une réunion par semaine pour parler de l’avancement du projet. Ces réunions durent 15 à 45 minutes. Je n’hésite pas à l’annuler s’il n’y en a pas besoin mais au moins c’est dans le calendrier.

J’ai aussi une réunion par semaine avec l’ensemble de l’équipe produit de Todoist.

L’outil de communication est-il important pour avoir une discussion informelle par écrit ?

Oui, on fait des brainstorming dedans, et on communique énormément dessus.

On essaye de gérer la majorité des choses sur l’outil et quand on ne peut pas ou qu’on sent qu’on a besoin d’une réunion, on la fait.

Si un collègue a envie qu’on parle de trucs qui n’ont rien à voir avec le travail, on se fait des déjeuners virtuels.

On fait attention à la manière dont chacun gère son temps. Par exemple, pour les développeurs, ce n’est pas évident d’avoir des réunions à longueur de journée, donc ils essayent de les rassembler sur un ou deux jours. On s’adapte aux préférences de chacun.

As-tu déjà rencontré tes collègues “IRL” (“in real life”) ?

Oui, on a une « retreat » : une semaine par an où on se rassemble pour faire du “team building”, des ateliers, des visites.

En avril, on a été une semaine en Grèce. C’est là que j’ai rencontré tout le monde.

En Juin, on est plusieurs à être allés à Porto voir nos collaborateurs qui travaillent depuis là-bas, car il y avait une fête dans la ville. Je compte aussi aller voir un collègue Tchèque.

Quelle relation entretiens-tu avec tes collègues de l’espace de coworking ?

J’ai changé d’espace de coworking car je voulais un endroit plus petit avec un bureau fixe. J’ai choisi l’espace « Sofffa » à Lyon. Il comprend 15 bureaux fixes. Il y a une très bonne ambiance. Les gens discutent, prévoient des choses, passent un weekend ensemble de temps en temps…

Certaines entreprises créent ce genre de relations mais, pour les indépendants qui ont envie de voir du monde et avoir des relations sociales, ce genre d’espace est bien. Ca permet d’avoir comme une famille, de créer de vraies relations, d’être là les uns pour les autres.

Après, ça dépend des profils. Certains travailleurs en remote ont un bureau chez eux et ça leur va très bien surtout s’ils ont une famille, car ils peuvent moduler leur emploi du temps autour de leurs enfants.

Doist est très poussé sur le thème de l’équilibre vie pro / vie perso. Tu travailles un certain nombre d’heures et on t’encourage à ne pas dépasser ce nombre d’heures pour ton bien-être personnel.

Comment fais-tu pour ne pas te sentir isolée ?

Personnellement, je ne me suis pas sentie isolée. L’isolement vient de la vie qu’on a à l’extérieur. Moi je vis avec mon copain, je suis rarement seule dans tous les cas.

Mais c’est vrai que le remote peut ne pas marcher pour tout le monde. Les personnes qui vont moins vers les autres peuvent avoir tendance à se sentir plus seules.

Comment évites-tu la procrastination ?

J’ai tendance à procrastiner sur des choses qui ne sont pas prioritaires. J’ai un projet en particulier qui passe souvent à la trappe. En général, si je n’ai pas envie de faire les choses, je les fais le matin, quand je suis productive, comme ça c’est fini.

J’ai surtout du mal à me motiver pour démarrer mais après ça roule tout seul. J’essaye de passer un maximum de temps sur des choses qui me plaisent.

Comment ton équipe est-elle au courant de tes avancées ?

On organise notre travail autour de “squads” (des projets). Par exemple, moi je suis en charge d’améliorer les notifications. Sur Twist, on a un “channel” (groupe de discussion centré sur un sujet) par “squad” qu’on archive une fois le squad fini. Tous les channels sont publics. Tout le monde peut y accéder. Une fois par semaine, on poste l’avancée du projet sur le channel.

Une fois par semaine, chacun poste aussi ce sur quoi on a travaillé la semaine d’avant et ce sur quoi on va travailler cette semaine.

Je n’ai pas l’impression de ne pas être au courant de choses qui se passent. Je compte aussi sur Hugo (mon binôme sur la croissance et meilleur ami) pour me mettre à jour sur le reste car je ne peux pas être sur tous les sujets en même temps.

On est très flexibles. Les squads sont améliorés en permanence. Ca va évoluer au fur et à mesure. Au début, on fonctionnait avec les OKR (“objective and key results”), une méthodologie créée par Google pour “exécuter votre vision, vos efforts d’équipe, votre entreprise”. On l’a testé mais ça ne nous convenait pas, alors on a créé notre propre système : les “DOs” (faire quelque chose qu’on a dit qu’on allait faire, plutôt que quantifier), qui se traduit par l’organisation en squads.

Tous les trois mois, on revoit les squads sur lesquels on va travailler. On avait testé les squads de 3 mois mais c’était trop long.

Chaque squad a son squad leader, une personne qui n’est pas là pour prendre des décisions mais pour être médiateur de conversations et s’assurer, entre autres, qu’on respecte les deadlines. Ca peut être n’importe qui. Moi je suis squad leader pour 3 squads en ce moment. C’est bénéfique comme fonctionnement car chaque personne gère ça à sa manière et, en discutant avec d’autres, j’apprends. Spotify fonctionne en squads aussi.

L’important, en général, c’est d’être capable de s’inspirer de ce qui se fait mais de l’adapter à sa culture et structure. On ne change pas tout le temps d’organisation, mais on fait un petit changement de temps en temps. On regarde si ce changement a amélioré ou non la situation et on décide de le conserver ou pas.

Quels sont les avantages du travail remote selon toi ? Qu’est-ce que tu aimes dans ce format ?

La liberté : pouvoir choisir de travailler quand on est plus productif, faire autre chose quand on ne l’est pas. On regagne le contrôle sur la manière dont on passe notre temps. Par exemple, si mon copain travaille jusqu’à 20h, je vais organiser un déjeuner avec d’autres personnes à midi puis finir à 20h. Pour résumer, pouvoir travailler de la meilleure manière possible. Mais aussi, si mon copain a besoin, je peux être là, c’est important comme flexibilité.

La confiance et l’autonomie : la possibilité d’être libre d’évoluer de la manière dont on a envie d’évoluer, sentir que son équipe est derrière soi. Chez Doist, on veut une croissance modérée et on aime bien faire évoluer les gens en interne s’ils ont envie d’apprendre une nouvelle expertise, changer d’équipe, etc. On est dans une optique d’évolution perpétuelle. On regarde comment les autres entreprises fonctionnent. On essaye de résoudre nos problèmes sans que ce soit une course. C’est un marathon et il n’y a pas vraiment de fin.

Travailler avec gens dans le monde entier et talentueux (vraiment) : quand on a des candidatures qui arrivent, elles viennent du monde entier. On en reçoit près de 1 000 pour un seul poste. On a des personnes variées, géniales dans ce qu’elles font au jour le jour, et ont aussi des hobbies très intéressants. C’est une diversité incroyable. Même sans voyager physiquement, j’ai l’impression de voyager.

Quels sont les désavantages ? Qu’est-ce que tu n’aimes pas dans ce format ?

Le remote n’est pas encore démocratisé donc en France ce n’est pas toujours évident de gérer un statut et les procédures administratives qui vont avec.

Sur une échelle de 1 à 10, à quel point te sens-tu épanoui(e) au travail ?

(1 = pas du tout épanouie; 10 = très épanouie)

9 car je pense qu’on peut toujours améliorer des choses, mais aujourd’hui, si une autre entreprise me proposait exactement tout ce que j’ai chez Doist, je n’irais pas car je suis vraiment bien dans tout : la culture, les collègues, les managers, la manière dont on fonctionne, dont j’évolue. Le CEO nous pousse à évoluer. On recrute des gens en qui on voit un potentiel et dont on pense qu’ils vont devenir meilleurs que nous. C’est un environnement propice à faire du bon travail. On est encouragés à critiquer en bonne intelligence. On ne serait pas capables d’atteindre d’aussi bons résultats utilisateurs si, en interne, on n’avait pas cette culture-là.

J’aime aussi beaucoup les produits de l’entreprise. Et c’est important en remote car il faut se motiver tous les jours. Si tu n’aimes pas ce que tu fais et le produit pour lequel tu travailles, ce n’est pas possible de travailler en remote.

Comment ça se passe niveau vacances ?

On a cinq semaines de vacances par an, plus tous les jours fériés. Mais on en discute. Aujourd’hui c’est comme ça, mais dans six mois on aura peut-être changé la manière dont on fonctionne.

On ne fait pas les vacances illimitées. J’imagine qu’on aurait tendance à ne pas en prendre. Car on a tendance à penser « j’ai besoin de faire mes preuves, qu’est-ce qui va m’arriver si je prends trop de vacances ?».

Il n’y aura jamais de bons moments pour prendre des vacances, on est toujours en train de travailler, donc il faut partir et l’équipe devient autonome. Chaque fois que je suis en vacances, mes équipes sont autonomes. Une fois, l’une d’elles a voulu faire des changements. Elle les a faits et le projet s’en est très bien porté.

Selon toi, quelles sont les 3 choses les plus importantes à mettre en place quand on est travailleur remote ?

En tant que personne :

  • Se créer un bon environnement de travail : chez soi ou dans un espace de coworking. Tester plusieurs choses, trouver ce qui marche. Il ne faut pas travailler assis sur son lit ou dans un endroit où on a l’habitude d’être avec des copains
  • Trouver ce qui permet de mettre en place son équilibre vie pro / vie perso. Ca dépend des personnes. Pour moi, c’est le sport. J’en fais tous les jours ou tous les deux jours. Si tu habites seul, tu peux aller voir tes potes le soir, et surtout arrêter de travailler à un moment dans la journée. Il faut arriver à faire des activités qui vont te permettre de te changer les idées et de déconnecter du travail.
  • Avoir un système d’organisation : personne ne va être derrière toi pour faire tes tâches, trouver de nouveaux projets, donc c’est bien d’avoir un système qui te permet de te rendre compte du travail que tu fais tous les jours.

Selon toi, quelles sont les choses à faire pour une bonne transition entre un job “classique” et un job remote ?

Moi j’ai fait la transition en septembre. J’avais les chocottes car j’ai commencé et, deux semaines après, je partais à l’étranger dans un environnement différent. J’avais peur que le remote ne soit pas pour moi et que je n’y arrive pas.

Finalement, c’est fait pour moi et j’ai réussi à m’adapter (presque) naturellement.

Avant le remote, j’aimais beaucoup travailler toute seule et ne pas être dérangée. J’avais déjà un système d’organisation donc ça m’a permis de trouver rapidement ce que j’avais envie de faire et de m’y tenir. J’étais à la tête d’une association que j’avais co-créée avec d’autres étudiants un an avant, donc j’avais l’habitude d’être autonome.

Ce que je peux recommander c’est de sortir de chez soi : aller dans un espace de coworking, être avec des personnes qui vont avoir des horaires fixes.

Il ne faut pas hésiter à parler du remote, à lire des choses dessus. Chez Doist, ils recommandent de lire certains livres comme Rework de 37signals. Il ne faut pas attendre pour s’adapter. Si tu ne fais rien, que tu travailles depuis ton lit et que tu attends un mois, ça ne va pas marcher. Personne ne va te dire comment faire.

Après, chez Doist, on n’est pas non plus lâchés dans la nature. On a un processus d’onboarding assez poussé pour les personnes qui nous rejoignent. On te présente les personnes, on t’explique l’histoire de l’entreprise, tu lis la documentation de Doist.

Selon toi, quels sont les avantages à présenter à un employeur pour le convaincre de nous laisser faire du remote ?

On sera plus productif. La qualité du travail rendu sera meilleure.

Si ton employeur a déjà des locaux, c’est plus compliqué de lui soumettre l’idée de payer pour un espace de coworking en plus.

Je trouve que cette manière de fonctionner devrait inspirer les entreprises. Le thème de l’entreprise libérée est hyper intéressant, je m’y intéresse beaucoup. Ce n’est pas une question de faire du remote mais d’adopter la manière de penser du remote : confiance, équilibre vie pro / vie perso.

Un outil que tu recommandes à un travailleur remote :

Todoist : Notre logiciel de gestion de tâches. Il permet de t’organiser à la fois dans ta vie pro et dans ta vie perso. C’est génial pour créer un système responsabilisant pour travailler en autonomie.

Sinon Maps.me : c’est plutôt pour les digital nomads; ça te permet de télécharger les cartes de tout un pays et de les utiliser quand tu n’as pas de réseau; j’ai testé à Bali et elles étaient plus à jour que celles de Google.

Un livre qui t’a inspiré (pourquoi) :

The Sword of Truth – c’est marrant car c’est une série de livres de fiction de Terry Goodkind mais il y a beaucoup d’éléments surlignés sur les versions Kindle car beaucoup de choses peuvent être ramenées à la réalité. Encore dernièrement, ça m’a permis de repenser ma manière d’apprendre à coder pour que ce soit plus facile.

Une autre ressource que tu as envie de partager :

J’adore le blog d’Intercom. Ils sont calés sur plein de sujets différents. Sinon pour le remote Jason Fried est clairement une référence.

Recevez gratuitement la newsletter

Laisser un commentaire