Slash

Une slasheuse à 10 000 followers | Interview de Julia Blachon

Publié

Il y a quelques semaines, je reçois une invitation de Julia sur Linkedin. On s’appelle et je découvre une fille qui a construit un projet à 10 000 followers autour du voyage et de l’entrepreneuriat, vit actuellement au Mexique, est entrepreneure, Digital Nomad ET slasheuse. Effectivement, ça fait beaucoup de points communs ! Je suis super contente que Julia m’ait contactée car c’est une fille super !

Dans cette interview, elle nous raconte comment ses deux activités s’articulent.

Quel est ton “slash” ?

Je suis à la tête du blog communautaire Hey Les Copines et fondatrice / directrice créative de ma propre agence DSTN pour laquelle je crée du contenu photos et vidéos pour les marques.

Hey Les Copines est né à Los Angeles, après ma rencontre “coup de coeur” avec Caroline, passionnée de communication et de la blogosphère. On avait envie de créer un site web basé sur le partage et l’entraide de filles francophones à l’international. Le but était de rassembler autour de nos valeurs : entrepreneuriat, voyage, expatriation et aussi de développer toutes nos connaissances en marketing digital pour y parvenir. Aujourd’hui nous sommes plus de 10 000 personnes sur Instagram.

Ma deuxième activité, DSTN, est une agence de création de contenu, que j’appelle aussi “studio DSTN”. Je l’ai créée pour aider les marques à montrer le meilleur d’elles-mêmes, partout, tout le temps. Aujourd’hui avec le boom des réseaux sociaux il faut du très beau contenu visuel, original, engageant et intéressant à publier chaque jour. Je relève ce défi chaque jour avec mes clients.

Mais ça ne s’arrête pas là, constamment à l’affût de nouvelles idées et opportunités, je suis en ce moment même sur une phase de test pour lancer une nouvelle marque d’accessoires pour animaux et pour lancer une page de référencements d’hôtels !

Julia Blachon, Fondatrice du blog communautaire Hey Les Copines

Pourquoi as-tu choisi d’avoir plusieurs projets en parallèle ?

J’ai toujours été “touche à tout”, curieuse et entrepreneuse dans l’âme. Je pense que je cherche constamment à avoir un vrai “fit” avec mon activité.

Comment es-tu devenue slasheuse ?

C’est très simple. J’ai commencé avec le blog en sortant d’école de commerce et en parallèle d’un job plus “classique”. Puis ce blog m’a montré ce qui me passionnait vraiment et m’a donné confiance en moi : ce que je propose plait, mes idées fonctionnent, et j’aime travailler sur l’image des marques. Naturellement j’ai créé l’agence et je suis tombée d’autant plus amoureuse de la photographie et de la vidéo qui sont mon activité principale aujourd’hui.

Studio DSTN, une agence de création de contenu pour marques

Comment as-tu fait pour créer une agence de contenu pour marques alors que ce ne sont pas les compétences qu’on apprend en Ecole de Commerce ?

Mon agence s’apparente à une agence de publicité, dans le fond je fais du marketing tous les jours ! Par ailleurs, toutes les matières d’Ecole de Commerce (comptabilité, droit, excel etc) ça sert tous les jours pour monter son entreprise ! Pour la partie audiovisuelle, j’ai appris sur le tas, avec la passion que j’avais déjà en Ecole puisque je faisais partie de l’association photo et vidéo Planètes.

Quel est le modèle économique lié à ton Slash ?

Mon revenu principal est généré par Studio DSTN.

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu :  Deux Jobs en Remote | Témoignage d'Hadrien Lanneau

Hey Les Copines est plutôt une vitrine pour DSTN (savoir faire, connaissances, réseaux). Je ne le monétise pas dans le sens ou je n’ai pas de publicité payante sur le site (bannières). Certains diront que j’ai tort et que je me prive d’un revenu mais je ne voulais pas dénaturer le projet, ni le décrédibiliser. En revanche, en tant que blogueuse, je peux être amenée à voyager ou à tester des produits sous invitation des marques, et être embauchée pour faire du contenu à travers l’agence. Comme par exemple cette vidéo que j’ai réalisée pour Christal Sailing, et pour laquelle je suis allée en Grèce.

Julia Blachon, Fondatrice du Studio DSTN

Tu es aussi Digital Nomad, peux-tu nous en dire plus sur cette situation ?

Je pense que je suis Digital Nomad dans l’âme depuis toujours ! J’aime voyager et pour moi la créativité et le travail ne peuve

nt se limiter à un seul endroit ! Après mon VIE de deux ans à Barcelone, c’était une évidence que je voulais avoir une activité me permettant de bouger selon mes envies et projets.

Est-ce que ton couple a un impact sur tes activités ?

Mon copain est DSTN version mexicaine ! On a la chance d’être supers complémentaires pour pouvoir collaborer sur presque tous les projets. On a décidé d’aller dans son pays le Mexique pendant quelques mois afin de développer ensemble l’agence multi continents !

A quoi ressemble ton emploi du temps ?

Quand je suis à l’étranger et notamment de l’autre côté du globe (Mexique, USA) généralement je me réveille et ma journée commence de façon intense : tous les mails de France arrivent ! Que ça soit pour le blog ou pour l’agence. J’ai donc des matinées chargées jusqu’à 14h, l’heure à laquelle je déjeune.

Quand je suis au bureau, je me concentre en priorité sur les shootings et productions à organiser car souvent j’ai des délais très courts et je suis en contact avec beaucoup d’interlocuteurs. Je gère donc mails, social media, blog le soir.

Quand je ne suis pas au bureau c’est que je suis sur un tournage, dans ce cas là on se réveille très tôt et on se couche très tard. Je gère tout depuis mon téléphone.

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu :  Growth Manager en Remote | Témoignage de Lucile Foroni

Qu’apprécies-tu dans ce mode de vie de slasheuse ?

Ce que j’apprécie vraiment c’est que mes deux activités sont complémentaires. Mon travail sur le blog peut apporter des clients à l’agence. Et les clients de l’agence aiment voir le travail réalisé sur le blog, c’est un bon exemple de réussite et gage de confiance.

En fait je n’ai pas vraiment l’impression de slasher, j’ai la chance d’avoir deux activités qui me correspondent à 200% et dont je suis ma propre patronne.

Julia Blachon, Digital Nomad

Que trouves-tu difficile dans ce mode de vie de slasheuse ?

Prioriser car je n’ai pas d’horaires pour l’un ou pour l’autre et bien entendu l’agence qui implique souvent beaucoup plus de personnes est toujours prioritaire. Donc il y a souvent une activité qui prend le pas sur l’autre.

Comment fais-tu pour gérer ces difficultés ?

J’essaye de garder l’aspect “plaisir” sur le blog, pour continuer de faire avancer le projet, pour aller à la rencontre de plus en plus de personnes, comme toi Isis avec les nouveaux travailleurs ! J’empiète sur mon te

mps libre, oui, ça n’aide pas toujours à déconnecter.

Quelle est TA définition du “Slash” ?

Je n’en ai pas une arrêtée. Pour moi quelqu’un qui slashe c’est quelqu’un qui a plusieurs passions (ça c’est ma vision bisounours). Je suis consciente qu’il y a aussi des personnes qui slashent parce que leur passion ne rémunère pas assez.

Ton épanouissement au travail : quelle note lui donnerais-tu ? Quels sont les éléments qu’il te faut pour être épanouie dans ton travail ? Est-ce que tu as ces éléments aujourd’hui ?

C’est une bonne question, ça dépend de ce que je fais ! En général je suis plutôt à 9/10,  je cherche à évoluer, grandir constamment et c’est une dynamique tellement personnelle et enrichissante car personne ne peut me mettre des STOPS comme parfois c’est le cas en entreprise !

Alors pourquoi pas 10/10 ? Parce qu’il me manque encore le salaire qui va avec mes objectifs. Et aussi parfois ça peut me manquer de voir du monde et de sortir du bureau.

En tout cas, être digital nomad relève un peu la note car dès que je travaille avec la France j’ai un niveau de stress un peu plus élevé : tout est complètement procédurier, fermé, compliqué. Je le vois, je perds énormément de temps en paperasse administrative pour pas grand chose.

Comment vois-tu ta vie dans 1 an ? Dans 3 ans ?

Dans un an je me vois faire mes valises pour l’Australie, j’ai vraiment envie de découvrir un peu ce pays. Dans 3 ans, je pense m’installer un peu plus durablement en Europe avec de gros clients et une super relation de confiance. Développer ma marque de fabrique DSTN pour qu’on vienne me voir spécifiquement pour ce que je fais !

Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui veut devenir Slasheur ?

Je pense que c’est important de le faire par plaisir et non pas par besoin financier sinon ça devient vite compliqué à gérer. Parce qu’en plus du boulot, il y a la vie sociale, le sport, les sorties ! Ce n’est pas fait pour tout le monde. Par exemple sur le blog j’ai eu pas mal de personnes qui ont voulu s’impliquer et aider et en fin de compte, personne n’a pu être présent et régulier : les filles ont abandonné progressivement. Je pense que c’est comme absolument tout dans la vie, c’est la détermination – sur le long terme – qui fait la différence.

Que retiens-tu de l’interview de Julia ? Laisse-lui un commentaire sous l’article !

Partager l'article :
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.