Epanouissement professionnel

Lettre de jalousie : Comment ta jalousie peut t’aider à identifier tes aspirations

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Dans cet article, je te partage pourquoi j’ai écrit une “lettre de jalousie”, en quoi elle peut t’aider à identifier tes désirs et aspirations, et comment écrire la tienne.

Pourquoi j’ai écrit une lettre de jalousie ?

Vouloir aider les autres : désir vs. injonction

Quand on est salarié dans un job qui n’a pas de sens pour nous, on a ENVIE d’aller vers un travail qui nous permettrait d’aider les autres, pour donner du sens. En tout cas, c’est le cas de beaucoup de lecteurs des NouveauxTravailleurs, qui veulent trouver un moyen d’être utile, de contribuer, d’aider les autres. Donc vouloir aider peut être un réel désir.

Mais, en ce qui me concerne, j’ai fini par ressentir comme une injonction à DEVOIR aider les autres. Parce qu’on a l’impression que, si on ne cherche pas à aider les autres, alors on est des sales cons égoïstes. Et ça, on peut le ressentir dans le salariat comme dans l’entrepreneuriat. C’est plutôt l’époque qui fait ça. Et je ne dis pas que c’est mal d’être dans cette époque où on essaye de créer davantage de projets sociaux et environnementaux (moi-même j’ai plutôt ENVIE de pousser en ce sens). Mais c’est l’injonction qui fait du mal, parce qu’elle biaise nos réels désirs.

Aider les autres : obligatoire dans l’entrepreneuriat ?

J’ai aussi ressenti cette injonction à DEVOIR aider les autres parce que, dans l’entrepreneuriat, on t’apprend qu’il faut répondre à un besoin pour réussir à gagner de l’argent. “Répondre à un besoin” revient à dire “identifier quelque chose dont ont besoin les personnes et créer quelque chose pour les aider”. Donc si on fait un raccourci, on peut dire “Pour gagner de l’argent, je dois aider les autres”. Et bim, nouvelle injonction à aider les autres, dans le domaine spécifique de l’entrepreneuriat.

Vouloir aider les autres vs. “être soi suffit”

Quand je suis rentrée chez moi après ma séance de Theta Healing, j’ai voulu prendre le temps de réfléchir à ce qui m’apportait réellement de la joie. Pendant la séance, nous avions identifié que j’avais tendance à vouloir absolument aider les autres, et que cette responsabilité pesait sur mes épaules.

Quand on fait les choses pour les autres, on a tendance à attendre de la reconnaissance, un signe qu’on a réussi à les aider. Et si cette attente devient “émotionnelle” plutôt que simplement une observation, c’est pas très bon pour l’épanouissement.

Comme tu peux le lire dans ma “Lettre à moi-même quand je suis au fond du trou”, la praticienne m’avait apaisée en me disant que je n’étais pas obligée d’aider les autres car je les aide déjà en étant qui je suis, et par ma seule présence (phrase qui vaut pour tout le monde, ce n’est pas que moi 🤗).

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Cette idée qu’’“être soi suffit” est défendue par Lyvia Cairo dans son livre “Créer sa vie en étant soi”, une livre, un concept, et une personnalité que j’aime beaucoup. Dit autrement, il est possible de contribuer au monde sans chercher à absolument aider les autres. 

Gagner de l’argent sans absolument chercher à aider les autres

Donc finalement, “vouloir aider les autres” n’est pas forcément synonyme d’épanouissement. Pour être épanoui, on doit avant tout faire ce qui NOUS met en joie. Nous devons avant tout penser à nous, avant de penser à aider les autres. Pour certains, aider les autres est un besoin très fort donc ce sera la clé de leur épanouissement. Mais ce n’est pas le cas de tout le monde, et nous ne devons donc pas tous absolument suivre ce chemin.

En revanche, parce que nous vivons dans une société qui fonctionne avec l’argent, nous devrons forcément trouver un moyen de gagner de l’argent avec ce que nous décidons de faire, que ça “réponde à un besoin”, ou que ce soit quelque chose de plus intuitif.

C’est cette notion qui m’a amenée à écrire ma “Lettre de jalousie”.

Qu’est-ce qu’une “lettre de jalousie” ?

Initialement, je n’étais pas partie sur l’idée d’une lettre de jalousie. J’étais en train de faire un tout autre exercice d’introspection, pour essayer de me reconnecter à ce qui me procure de la joie, indépendamment du fait d’aider les autres ou de gagner de l’argent. Mais cet exercice m’a menée jusqu’à la lettre de jalousie…

Qu’est-ce qui me nourrit quand je le fais pour moi, pas pour aider les autres ?

D’abord, j’ai pris une grande feuille blanche et j’ai fait un auto-brainstorming pour essayer d’identifier ce qui me mettrait réellement en joie aujourd’hui en répondant à la question : “Qu’est-ce qui me nourrit réellement, que je prends plaisir à faire pour MOI, et pas pour aider les autres ?”

J’ai écrit :

  • Investiguer sur des questions qui m’intéressent (sans forcément les mettre en place moi-même) ;
  • Mener des projets moi-même ;
  • Chaque jour, écrire un texte (au début j’ai noté “philosophique ou émotionnel” mais je dirais aujourd’hui que j’ai envie d’écrire des retours d’expériences sur les projets menés + de concevoir des processus pour mettre en place les projets que je n’ai pas faits moi-même) ;
  • Etre interviewée pour raconter comment j’ai pris une décision, ma vision des choses.

Et à côté, j’ai noté “Besoin de partir dans tous les sens”. Sous-entendu : ne pas absolument chercher à tout ramener à l’épanouissement professionnel, sous prétexte que j’ai créé LesNouveauxTravailleurs, mais pouvoir parler de toute idée qui me passe par la tête, car je suis une personne qui fonctionne dans la multiplicité (ce qu’on peut apparenter aux Slasheurs).

La croyance qu’il n’est pas possible de gagner de l’argent avec une activité qui part dans tous les sens

Puis j’ai cette croyance qui a surgi : “Ce n’est pas possible de gagner de l’argent avec une activité qui part dans tous les sens”. Et j’ai commencé à me sentir “jalouse” d’une personne fictive qui, elle, pourrait être payée pour faire ça.

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L’objectif de la “lettre de jalousie”

C’est là que j’ai commencé à écrire ma lettre de jalousie. Je l’ai adressée à une personne fictive, qui mènerait la vie idéale que j’aimerais mener, ET serait payée pour ça. Finalement, ça revient à décrire sa vie idéale. Mais j’ai trouvé que le faire sous forme de “Lettre de jalousie” me permettait de partir d’une émotion, et donc d’être plus proche de la vérité que si je pensais seulement avec mon mental.

Ca permet aussi de mettre une distance entre la situation qu’on décrit et soi, ce qui évite de se restreindre dans sa réflexion de vie idéale, parce qu’on aurait tendance à se dire “Non mais moi je ne peux pas avoir ça”. Là on parle de quelqu’un d’autre, et on dit à ce quelqu’un d’autre ce qu’il a, qu’on n’a pas soi-même et qu’on désire.

Cette lettre m’a aidée à faire sortir ce que j’aimerais faire : à quoi ressemblerait mon entreprise, qu’est-ce que je ferais au quotidien, pour quoi est-ce que je serais payée, quel serait mon mode de vie… Ca m’a aussi montré certaines frustrations que j’avais, ou difficultés.

Ma lettre de jalousie

Je te partage ma propre lettre de jalousie, afin que tu voies le type de désir qui peut émerger, les différents domaines qu’on peut se retrouver à aborder. Et peut-être que ça t’inspirera pour la tienne. 🙂

Voici ma lettre de jalousie :

“Je te jalouse parce que…

Tu es libre d’attendre que l’inspiration te vienne, car de toute façon tu es payée pour ce temps-là.

Tu es libre de prendre tout le temps que tu veux pour finaliser un projet, afin qu’il soit à l’image et à la hauteur de la qualité que tu veux donner, car de toute façon tu es payée, même quand tu ne publies rien de nouveau.

Tu n’as aucun effort à faire pour gagner de l’argent car quelqu’un te paye parce qu’il a foi en toi, il croit en toi et veut financer ton potentiel pour qu’il voie le jour, sans que tu aies à te préoccuper de trouver de l’argent ou de poser un modèle économique là-dessus. Car cela pourrait biaiser ton travail. Alors que, sans cette pression, ton naturel produit des choses que les autres trouvent inspirantes, et qui les aident, alors même que ce n’est pas ce que tu recherchais.

On t’invite à venir parler dans des émissions parce qu’on te trouve intéressante. On kiffe t’écouter parler. Tu rayonnes. Tu inspires. Tu donnes envie de te côtoyer et de mieux te connaître.

Tu voyages aux quatre coins de la Terre et a le temps de rester trois ou quatre mois dans chaque endroit. Tu profites du soleil, de la plage, de la nourriture pas chère d’Asie du Sud-Est. Tes billets d’amour sont financés, ainsi que ceux de ta famille, pour qu’elle puisse venir avec toi.

Tu as un mari avec qui tu t’entends super bien, vous êtes super en accord, avec les mêmes envies/projets. Il te soutient dans tout ce que tu entreprends. Vous avez 4 enfants, ou 10, dont certains adoptés.

Tu es une journaliste innovante. Tu te poses des questions, que les autres ne se posent pas. Tu vas chercher des réponses, tu es orientée solution.

Tu es audacieuse et drôle par tes projets parfois loufoques. Acheter un château, un village. Tu as une idée, tu l’accomplis sans te mettre de barrières.

Tu as une super hygiène de vie : tu manges sainement, tu te cuisines de bons petits plats ; tu fais de l’activité physique (y compris intense) régulièrement ; tu t’offres des plaisirs régulièrement (massage, ciné, weekend en amoureux) ; tu ne vois de l’alcool que quand c’est jour de fête ; tu consommes bio et local (sain).

Ta garde-robe reflète le pétillant de ta personnalité.

Tu ne te laisses pas atteindre par les mots des autres. Tu es bien ancrée, tu sais ce qui te fait du bien, ce à quoi tu ne souhaites pas accorder d’importance. Tu sais connais tes besoins (et sais les exprimer) et tes limites. Tu sais faire part de tes émotions sans porter la responsabilité de comment l’autre va se sentir.

Tu as des idées et une vision intéressantes.

Tu produis énormément de contenu, c’est hallucinant. Sur plein de trucs différents. Et TOUT est intéressant.

Tu pars dans tous les sens et c’est ça qui est fascinant chez toi.”

Une fois tout ça posé, j’avais toujours cette impression que ce n’était pas vraiment possible d’être payée de cette façon et pour faire ça. Mais une fois qu’on a ça, on peut commencer à réfléchir à des solutions, des façons d’obtenir quelque chose qui s’apparente à ce qu’on a décrit.

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A ton tour d’écrire ta lettre de jalousie !

Comment écrire ta lettre de jalousie ?

  1. Prends une feuille blanche, intitule-la “Lettre de jalousie”.
  2. Commence ta lettre par “Je te jalouse parce que…”
  3. Pour savoir quoi écrire ensuite, pense à une ou plusieurs personnes dont tu es vraiment jaloux·se, ou bien imagine une personne fictive et pourquoi tu pourrais être jaloux·se d’elle. Ecris ce qui te vient.
  4. Tu vas sûrement déjà te rendre compte, au fur et à mesure que tu écris, de tes désirs/limites/aspirations. Mais tu peux aussi prendre un temps, une fois que tu as terminé d’écrire, pour relire ta lettre et les identifier. Si tu es jaloux·se de quelque chose, c’est que c’est quelque chose que tu penses ne pas avoir alors que tu le désires. Note ces différentes choses.

Passe à l’action

Maintenant que tu as identifié ce que tu désires, tu peux passer à l’action.

Imagine ce que tu pourrais mettre en place pour commencer à obtenir ce que tu désires, pour vivre cette vie-là.

N’hésite pas à partager, en commentaires de l’article, les désirs que tu as identifiés en écrivant ta lettre de jalousie ; ainsi que les actions que tu comptes mettre en place. Ca pourra inspirer d’autres personnes !

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