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Digital Nomad à Temps Partiel | Témoignage de Brendan

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Brendan, Digital Nomad à Temps Partiel

Depuis longtemps, Brendan, Canadien, rêvait de devenir Digital Nomad. Il cherche le moyen le plus rapide d’y parvenir. Sa réponse : devenir développeur web salarié. En 2016, alors qu’il a fait des études “business”, il décide de participer à un bootcamp pour se former au Développement web. Deux années d’expérience plus tard, il décide de chercher un travail qu’il pourrait faire 100% à distance en voyageant. Ca s’avère plus difficile qu’il ne pensait. Il accepte donc un compromis : un job de Développeur à temps partiel à Jacksonville, dans le nord de la Floride. Le reste de son temps, il voyage pour découvrir des villes des Etats-Unis qu’il ne connaît pas.

J’ai rencontré Brendan à Playa Del Carmen au Mexique, en octobre 2018, dans un café où on travaillait tous les deux. A l’époque, il cherchait ce fameux boulot en Remote. Aujourd’hui, je l’interviewe pour comprendre sa situation de Digital Nomad à mi-temps.

Pour écouter l’interview, c’est ici :

 

Ci-dessous, retrouve l’essentiel de ce qu’on a dit dans cet échange.

Chercher un boulot depuis le Mexique

Quand j’ai rencontré Brendan, il cherchait un boulot depuis le Mexique. C’était son premier pas dans le nomadisme digital. Mais “travailler depuis n’importe où” était un objectif auquel il oeuvrait depuis environ cinq ans déjà.

Retour sur ce cheminement :

2016 : Brendan quitte son boulot pour faire un bootcamp de développement Web (8 semaines à temps plein à Montréal).

2016 : 8 semaines plus tard, il commence sa carrière de Développeur Javascript à Montéral.

Septembre 2018 : Brendan quitte Montréal et se met à chercher du boulot aux Etats-Unis depuis le Mexique

Décembre 2018 : Brendan commence son nouveau boulot de Développeur à temps partiel, qui lui laisse du temps pour voyager

Le métier qui permet à Brendan d’être Digital Nomad : développeur de logiciel

Brendan travaille pour une organisation publique qui lui confie des missions de Développement Web. Son premier client : une compagnie d’assurance, pour laquelle il développe un réseau de paiement.

Son emploi n’est pas en Remote : il travaille dans des bureaux à Jacksonville, dans le nord de la Floride, à la frontière avec l’Etat de Géorgie.

Digital Nomad à temps partiel

Ce travail est à temps partiel : les lundi, mardi, mercredi, chaque semaine.

Le reste du temps, Brendan est libre de faire ce qu’il veut. Il a donc décidé de voyager à temps partiel le reste de la semaine, du jeudi au dimanche.

Parfois, il rentre au Texas, où il considère être basé. Mais d’autres fois, si les vols ne sont pas plus chers que pour rentrer au Texas, l’entreprise accepte de lui payer un billet vers une autre ville. Pendant ses trois premiers mois de salariat, Brendan a donc visité plusieurs villes américaines : Miami, San Francisco, Dallas, Austin, Savannah…

“Si j’avais le choix, je préfèrerais être en France ou en Asie, un endroit très différent, car je connais bien les Etats-Unis. Mais je ne peux pas car je dois être à Jacksonville chaque semaine. Donc je prends cette opportunité de visiter les Etats-Unis et les villes que je n’ai pas encore visitées. Je ne suis pas encore Digital Nomad à temps plein mais je travaille dans cette direction.”

Les revenus de cet emploi à mi-temps suffisent à couvrir les frais de déplacement, et les logements ponctuels (Brendan n’a pas d’appartement à lui, donc pas de loyer à payer).

La vie de Digital Nomad selon Brendan

Qu’est-ce qui t’a surpris par rapport à l’idée que tu te faisais de ce mode de travail/vie ?

“Voyager c’est fatiguant. Au Mexique, j’ai vécu mes 6 semaines intensément. Je cherchais du travail toute la journée puis je faisais quelque chose tous les soirs. Parfois je sortais jusqu’à 5h du mat’ et j’avais un appel à 10h. Maintenant que je voyage à mi-temps, je trouve que ça prend du temps de tout organiser et ça demande de prendre beaucoup de décisions.”

Playa Del Carmen : une bonne destination pour les Digital Nomads ?

Playa Del Carmen a été la meilleure ville pour vivre en tant que Digital Nomad pour Brendan. Il y a apprécié :

  • Faire un break d’une heure à la plage ;
  • Que ce soit une ville où on peut facilement marcher ;
  • Croiser des personnes qu’il connaît dans la rue par hasard (parce que c’est suffisamment petit pour ça) ;
  • Faire partie du groupe Whatsapp de Digital Nomads, avec qui il sortait presque tous les jours.

Il compte retourner là-bas pour revoir les bons amis qu’il s’est fait.

A quoi ressemble ton équilibre de vie idéal ?

  • Un boulot à 40h par semaine
  • Aller à la salle de sport
  • Faire quelque chose de nouveau et fun chaque soir et chaque weekend.

Comment vois-tu les relations amoureuses en tant que Digital Nomad ?

“Je me pose cette question tout le temps. L’idéal serait d’avoir une copine qui peut travailler à distance et peut voyager comme ça. Je n’ai pas fait tout ce travail de devenir développeur pour accéder à ce mode de vie pour finalement être avec une fille qui veut rester habiter au même endroit. De toute façon, quand tu rencontres des locaux et que tu dis que tu voyages, les filles disent qu’elles ne veulent pas investir de temps dans cette relation car tu quittes la ville dans une semaine. Mais j’ai 26 ans, j’ai plein de temps pour trouver quelqu’un.”

Te vois-tu voyager de cette manière avec des enfants ?

“Oui, je pense que c’est important pour les enfants de voir paysages différents, de découvrir le monde. Je ne sais pas comment ça marcherait exactement. Peut-être que je m’installerais quelque part mais que je voyagerais avec eux.”

Qu’est-ce que tu trouves difficile dans ta vie de Digital Nomad ?

“Faire les bagages : il faut gérer ton stock de vêtements, et je réfléchis toujours à comment faire plus léger. Et organiser : là je voyage dans deux jours et je n’ai pas encore réservé.”

As-tu des routines pour réaliser objectifs professionnels ?

“Du café le matin, du thé l’aprem. Après, avec mon entreprise, on fonctionne avec la méthode Agile : chaque semaine, c’est un “sprint” avec un nouvel objectif business. C’est ça qui donne le cadre. J’ai mes tâches à faire, c’est assez planifié d’une semaine à l’autre.”

Te verrais-tu indépendant/entrepreneur ou est-ce important pour toi d’être salarié ?

“Il y a plusieurs méthodes pour devenir Digital Nomad : entrepreneur capable de gérer son business à distance, ou salarié et tu peux travailler à distance. Moi je me suis demandé “Comment je peux avoir cette liberté géographique le plus vite possible ?”. C’est plus facile et rapide pour devenir nomade de travailler dans un business déjà en place, alors c’est ce que j’ai fait. Mais j’aimerais gérer mon propre business à un moment.”

Quels conseils tu donnerais à quelqu’un qui aimerait devenir Digital Nomad mais ne sait pas encore quoi faire pour le devenir ?

“Si tu travailles comme salarié, tu peux être dans la technologie (développeur, éditeur vidéo, ingénieur du son), et travailler de n’importe où assez facilement. Si tu n’as pas trop de compétences technologiques, il y a plein d’autres métiers que tu peux faire : traducteur, assistant dans les opérations…”

Un conseil pour ceux qui ont déjà lancé un projet mais n’ont pas commencé à voyager ?

“C’est important d’avoir des collègues, un réseau, des amis pour poser ses questions sur le nomadisme digital : Nomadlist, Dynamitejobs, des subreddit. Moi j’avais quelques personnes dans mon bootcamp. En ligne, j’ai cherché des sites web et forums pour répondre à mes questions. Par exemple, aller à Playa Del Carmen, c’est une idée que j’ai prise du podcast d’un autre nomade digital.”

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