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3 Peurs courantes que le Roller Dance aide à Combattre

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Roller quad pour roller dance

Le sport aide à se dépasser, physiquement, mais aussi mentalement. Le pratiquer peut aider à dépasser des peurs qu’on a dans d’autres domaines. Au travail par exemple, ou dans sa recherche de l’épanouissement professionnel. Débuter en roller dance m’a poussée à combattre trois peurs qui s’immiscent régulièrement dans ma vie : peur du regard des autres, peur de l’échec, peur de lâcher le contrôle.

Pourquoi parler de roller dance dans un blog sur l’épanouissement au travail ? Parce que les peurs que cette discipline m’aide à combattre sont des peurs que l’on rencontre dans bien d’autres domaines de la vie. Et notamment le domaine professionnel.

On peut ne pas oser se lancer dans un projet lié à sa passion par peur du regard des autres. On peut ne pas oser se lancer dans un projet nouveau par peur de l’échec. On peut rester dans un boulot parce que c’est ce qu’on connaît, plutôt que de se risquer à découvrir un autre boulot et de perdre le contrôle sur nos certitudes un temps.

Note : Cet article participe à l’événement inter-blogueurs organisé par le blog Alwaysautopdemoi.com, sur la thématique “Le sport et moi : comment et pourquoi je l’ai intégré dans ma vie”.

Peur du regard des autres

En septembre 2017, après avoir vu le clip de la chanson Gold de Chet Faker (ci-dessous), j’ai décidé de débuter un nouveau sport “artistique” : le roller dance (danse sur rollers).

J’ai trouvé une association qui proposait des cours tous les mardi. Lieu du cours : un espace public, piéton et bordé de vitrines de magasins dans Paris. Un lieu de passage donc.

J’avais beau m’être essayée au roller ligne et au patin à glace quand j’étais plus petite, ça faisait bien longtemps que je n’avais pas rechaussé ce genre de patins. En plus, pour le roller dance, j’étais passée sur des rollers quad (patins à roulettes), donc une sensation et des appuis différents. Bref, je me retrouvais dans une posture de débutante complète.

Je ne savais même pas comment bien mettre mes patins, me lever une fois chaussée, et surtout, freiner. Pour couronner le tout, j’avais récupéré de vieilles protections qui traînaient chez moi et je me suis retrouvée avec des protège-poignets d’enfants (bleu avec des dessins de planètes et de petits monstres jaunes et verts).

Commencer dans ces conditions a été une épreuve pour moi. Les passants curieux se font un plaisir de s’arrêter pour regarder les pauvres débutants avancer péniblement sur leurs patins. Certains filment même.

Je me suis alors retrouvée face à ma peur numéro 1 : le regard des autres. Au lieu de me concentrer sur ce que je faisais, je pensais à ces yeux rivés sur nous et à ces gens qui devaient se marrer en nous voyant galérer, voire tomber.

Mais je suis revenue chaque semaine. J’ai commencé à prendre plaisir à retrouver le groupe tous les mardi et à me voir progresser au fur et à mesure. Petit à petit, à force de me retrouver dans ce contexte, j’ai commencé à m’habituer. Mon attention s’est portée sur ça au lieu de se porter sur le regard des passants.

Le regard des autres est une peur qui peut nous empêcher de vivre pleinement, d’être nous-mêmes. Ca peut être un vrai frein à notre épanouissement professionnel. Si on se préoccupe de ce que vont penser les autres au lieu de faire ce qu’on a envie, on ne vit pas pleinement.

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Si tu te reconnais dans cette peur du regard des autres, et que tu réalises qu’elle te freine dans la réalisation de tes rêves professionnels, note-toi quelque part que c’est quelque chose sur quoi travailler. On y reviendra dans de futurs articles.

Peur de l’échec

La peur de tomber en roller me semble l’allégorie de la peur de l’échec qu’on peut avoir dans d’autres domaines de façon “immatérielle”. En roller, si tu ne fais ce qu’il faut, tu peux tomber. Et te faire mal.

C’est donc d’autant plus difficile de se lancer sur un nouveau mouvement, car l’enjeu est qu’on peut se faire mal physiquement. Dans notre groupe, une s’est fait mal à l’épaule, l’autre s’est cassé la cheville, et une autre s’est ouverte en tombant sur la tête.

Ca m’a fait relativiser sur les autres situations où j’avais peur de me lancer (du genre “aller parler à un inconnu sans avoir quelque chose de précis à lui dire”). Parce que ces situations n’avaient pas de dommages aussi importants qu’un dommage physique.

La peur de l’échec est LA peur principale qui empêche tout un tas de personnes de devenir entrepreneurs. Je dirais même qu’une différence majeure entre quelqu’un qui rêve d’être entrepreneur et quelqu’un qui saute le pas, c’est que le deuxième a relativisé vis-à-vis de l’échec.

Mais cette peur n’est pas liée qu’à l’entrepreneuriat. Elle peut nous empêcher de changer d’orientation professionnelle, de prendre des initiatives dans son travail, etc. Elle est donc un frein à l’épanouissement professionnel.

A nouveau, si tu te reconnais dans cette peur de l’échec, et que tu réalises qu’elle te freine dans la réalisation de tes rêves professionnels, note-toi quelque part que c’est quelque chose sur quoi travailler. On y reviendra dans de futurs articles.

Peur de lâcher le contrôle

Le roller dance, si dansé dans une soirée par exemple (et pas juste une chorégraphie préparée), ça implique une partie d’improvisation. Faire un pas pour venir se placer là où on veut, enchaîner sur un, deux, trois pas.

Comme tout type d’improvisation, ça demande d’accepter de lâcher le contrôle. On n’a pas tout préparé à l’avance et on doit réfléchir aux pas au fur et à mesure.

Le monde professionnel demande une grande organisation. Plus on maîtrise son emploi du temps, ses tâches, qu’on sait prioriser, bref, qu’on a le contrôle, plus on eput être efficace et satisfait de son travail.

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Mais dans certains contextes, accepter de ne pas tout maîtriser peut faire grandir plus vite. C’est le cas par exemple quand on décide d’écouter son intuition, intangible, pour prendre une décision vis-à-vis de son travail. Plutôt que de se baser sur des chiffres, des preuves visibles que notre intuition est bonne.

Le théâtre d’improvisation est déjà très utilisé pour aider les personnes à lâcher-prise dans leur contexte professionnel, à accepter la part d’inconnu. Mais on peut trouver ça dans d’autres pratiques (sportives notamment) qui impliquent de l’improvisation. Comme le roller dance 🙂

Encore, si tu te reconnais dans cette peur de lâcher le contrôle, et que tu réalises qu’elle te freine dans la réalisation de tes rêves professionnels, note-toi quelque part que c’est quelque chose sur quoi travailler. On y reviendra dans de futurs articles.

 

Le roller dance n’a pas éradiqué ces peurs courantes que je croise dans ma vie. Mais je crois que, plus on répète une action et une attitude, plus on a la capacité de la modifier. Avec un cours hebdomadaire de roller dance, je me suis confrontée à ces peurs de façon régulière. Ca m’a permis d’apprendre à réagir face à elle, à m’entraîner à modifier mon attitude et mes pensées.

Ce “travail” sur soi-même que l’on peut faire dans une activité sportive a des incidences positives sur les autres domaines de notre vie, et notamment dans le domaine professionnel. Je ne peux donc qu’encourager chacun à prendre le temps d’avoir une ou plusieurs activités sportives en dehors du boulot, pour tirer des bénéfices physiques, mais aussi mentaux.

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