Autres métiers

Et si je devenais Biographe ?

Publié
Et si je devenais biographe ?

Hier, j’ai vécu un moment unique dans ma vie. Un de ces moments où l’on a l’impression d’avoir trouvé une nouvelle vocation, une nouvelle voie à explorer, et où de nouvelles perspectives s’ouvrent. Alors que je déjeunais avec les autres membres de WifiTribe, comme tous les midis, j’ai évoqué cette envie d’écrire l’histoire de personnes lambdas. Leur réaction m’a fait me dire “Et si je devenais biographe ?”.

“Moi, j’aimerais écrire plein de biographies de gens !”

Hier j’ai vécu un de ces moments incroyables. Un de ces moments où j’ai l’impression d’avoir un déclic, où je me dis « Mais oui, c’est ça ! ». Peut-être que c’est un eurêka de court terme, mais qu’est-ce que c’est agréable ! Ce sentiment d’eurêka me donne l’impression de trouver ma voie, d’avoir enfin compris quelque chose qui dormait en moi depuis quelques temps. Je crois avoir déjà vécu ce sentiment d’eurêka plusieurs fois, comme la fois où j’ai -enfin- trouvé le sujet de mon blog (les nouveaux modes de travail), cinq mois après avoir décidé de devenir blogueuse.

Hier, j’étais à table pour le déjeuner avec six autres personnes de la communauté WifiTribe. Quelqu’un a évoqué un Américain qui avait créé le show « Bob’s 10 thousand friends » (les dix mille amis de Bob), ou quelque chose comme ça. Il expliquait que ce fameux Bob cherchait à rencontrer dix mille personnes. Pas des personnes spéciales, hors du commun. Juste des gens, n’importe qui d’intéressé, pour le plaisir de la rencontre, et parce qu’il pense que tout le monde est intéressant.

Je me suis reconnue dans cette dernière phrase et j’ai alors dit aux autres que moi j’aimerais écrire plein des biographies de gens. Parce que j’adore les gens et que je trouve que toute histoire est intéressante à écouter et à raconter. Mais que je ne voyais pas qui achèterait la biographie de quelqu’un d’absolument inconnu (et que j’avais donc du mal à voir ça comme un projet professionnel viable).

Puis quelqu’un m’a dit que des milliers de gens aimeraient qu’on écrive leur biographie et aimeraient en lire. Cette phrase m’a donné comme un soupçon d’espoir. Elle a fait renaître l’envie d’écrire des biographies.

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu :  Etre Epanoui au Travail, ça veut Dire Quoi Concrètement ?

Du moment “eurêka” à l’achat du livre “Devenir biographe”

Je suis partie jouer au volley, comme après tous les déjeuners ici en Bolivie. En revenant travailler, alors que je réfléchissais à l’étape 4 de l’ikigai, la pensée des « biographies » est revenue et m’a parasitée pendant mon travail. J’ai donc arrêté ce que je faisais. Je suis allée sur Lilo (moteur de recherche). J’ai tapé « Comment devenir biographe ». Le deuxième site de la liste des résultats s’appelait « devenirbiographe.com ». J’ai cliqué. Ca présentait principalement le livre « Devenir biographe ». Ca correspondait à ce que je cherchais. J’ai cliqué sur « Commander ». Je me suis ravisée en me disant que ça risquait d’être compliqué de recevoir un livre par La Poste ici, et qu’en plus il serait moins cher au format Kindle. Je suis allée sur Amazon. J’ai tapé « Devenir biographe ». J’ai retrouvé le livre. Je l’ai acheté au format Kindle.

Immédiatement après, j’ai décidé d’écrire ce texte car j’ai eu ce fameux moment d’eurêka.

Biographie d’entrepreneurs sociaux, de SDF, de ma famille, de mes amis…

Je me suis rappelée qu’en novembre 2017, au détour d’une conversation, j’avais dit à Max (mon associé sur mon précédent projet) que j’aimerais écrire des biographies d’entrepreneurs sociaux.

Plus tard, vers janvier 2018, je me rappelle avoir dit à mon amie et colocataire, Jo, que j’aimerais écrire des biographies. Sur n’importe qui. Juste des gens. Parce que j’aime les gens.

Ou peut-être des SDF, parce que j’aimerais comprendre qui ils étaient avant la rue, comment ils ont fini par dormir dans la rue, et qui ils sont aujourd’hui. Et reverser une partie des revenus à celui dont je raconte la vie. Ou bien sur des gens qui vivent dans des coins reculés du monde et que personne n’aurait idée d’aller biographier. Parce que leur histoire doit être fascinante. Ou pourquoi pas juste l’histoire de mes amis ? Pour leur prospérité ?

Puis en mai 2018, quand j’ai déménagé de Paris à Montpellier, j’ai passé sept heures en camion avec ma mère. Je lui ai posé des questions sur notre famille et elle m’a raconté tout un tas de détails pendant des heures. Elle m’a dit deux fois « Tu me dis si je t’ennuie hein ». Et je lui ai répondu que non. Déjà parce que sept heures en camion sur autoroute, c’est long, alors je préférais avoir quelqu’un qui m’occupe l’esprit. Et ensuite parce que je trouvais ça fascinant d’apprendre l’histoire de tout un tas de personnes qui sont mes ancêtres. Que je n’ai pas connus mais que j’aurais aimé pouvoir croiser ce jour-là pour leur demander encore plus de détails et leur vision du monde.

Ce jour-là, je me suis dit que j’aimerais écrire un livre sur l’histoire de ma famille, du côté de ma mère et du côté de mon père. J’aimerais passer des heures avec chaque personne de ma famille pour qu’elle me raconte sa version, ce qu’elle se rappelle de telle ou telle personne.

“Devenir biographe” : une nouvelle piste d’épanouissement à ne pas négliger

Alors : et si je devenais biographe ?

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu :  Ils ont choisi de devenir blogueurs professionnels, ils expliquent pourquoi

Honnêtement, je ne sais pas ce que deviendra la réponse à cette question. Aujourd’hui je m’occupe du projet LesNouveauxTravailleurs, j’ai besoin de comprendre ce que veut dire être biographe, et comment on s’y prend pour écrire une biographie.

Mais je voulais partager ce moment avec vous car je trouve que c’est le genre de moments qu’il ne faut pas négliger quand il croise notre chemin. Parfois, une idée nous traverse l’esprit une fois, deux fois, trois fois. On la partage une fois, deux fois, trois fois. Mais on ne fait rien. On ne fait que parler de cette idée. Peut-être parce que l’on n’est pas prêt à l’accepter réellement. Ou parce qu’on n’a pas suffisamment de matière en notre possession pour la considérer comme pouvant devenir réelle.

Puis vient un jour où, d’un coup, cette idée a l’air de venir se poser sur le bout du nez et dire « Ca y est, je suis prête, considère-moi ». Et je crois qu’il est absolument nécessaire de la considérer si on cherche à être épanoui. Parce que cette idée récurrente n’a pas refait surface pour rien. On est prêt. Il faut la saisir. L’explorer et voir jusqu’où elle nous mène.

Peut-être que c’était une fausse alerte. Peut-être que je vais détester écrire des biographies (si j’essaye). Peut-être que tu détesteras la concrétisation de cette idée qui est revenue toquer à ta porte tant de fois. Mais peut-être qu’au contraire ce sera une nouvelle voie d’épanouissement. Le seul moyen de le savoir est d’essayer. Alors considérons cette idée et essayons-la.

***

Est-ce qu’il y a une idée comme ça qui te trotte dans la tête mais que tu n’as toujours pas considéré comme pouvant devenir réelle ? Si oui, partage-la dans les commentaires, j’adorerais la lire ! 🙂

Photo by Faith Enck on Unsplash

Partager l'article :
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.