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Pourquoi je suis devenue Digital Nomad

Publié
En haut de la pyramide Maya Coba au Mexique

Janvier 2016. Je viens de terminer mes études. Après un mois enfermée chez mes parents à récupérer de la période intense que je viens de vivre, je décide enfin de me mettre en mouvement pour débuter ma vie professionnelle.

J’aimerais entreprendre. Mais pas maintenant. Je ne me sens pas prête. Dans cinq ans peut-être.

Le stage de fin d’études que je viens de finir était à Paris. J’ai déjà un appartement là-bas. Je me vois bien rester ici encore un peu.

Je commence donc à chercher un CDI à Paris. Mais immédiatement, je sens que quelque chose me gêne dans ce système du marché du travail. Cette première étincelle est le point de départ de toute la suite qui m’a menée à devenir Digital Nomad

Devenir Digital Nomad pour devenir indépendante financièrement

Alors que je cherche mon premier emploi, je réalise que je me sens emprisonnée : j’ai l’impression que trouver un emploi est ma seule option pour pouvoir gagner de l’argent. Que je suis dépendante de ces personnes qui emploient pour pouvoir vivre ma vie. Je développe alors un désir : devenir indépendante financièrement, pour être plus libre.

Je veux pouvoir être libre de choisir un travail parce que j’en ai envie, et pas parce que j’en ai besoin (car j’ai besoin d’argent). C’est d’ailleurs à ce moment-là que j’invente ma devise personnelle : “Vivre selon mes envies, pas mes contraintes”.

C’est ce que je veux. Je veux pouvoir poursuivre mes rêves, faire ce qui me plaît. Et que l’argent ne soit pas une limite à ça. Or, si je reste dans ce système en tant qu’employée, je suis limitée par plusieurs choses :

  • Le montant du salaire ;
  • La mentalité des personnes avec lesquelles je travaille (et qui, dans mes expériences passées, ne m’ont pas laissée exprimer mon plein potentiel) ;
  • Le risque de faire tout reposer sur une seule source de revenus (le jour où ça s’arrête, je n’aurai rien d’autre ;
  • L’incertitude du moment où cette entrée d’argent s’arrêtera (même un CDI peut s’arrêter).

J’entame donc une recherche sur Internet des manières de devenir indépendante financièrement. Première piste : acheter un immeuble ou appartement, puis le louer pour percevoir des revenus passifs mensuels. Je sens que ce n’est pas mon truc. Je n’ai pas envie de m’embarquer là-dedans. Je continue de chercher…

Devenir Digital Nomad pour voyager tant que je suis en pleine vitalité

En parallèle, je développe un second désir : voyager tant que je suis jeune et en pleine vitalité.

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J’ai beaucoup voyagé avec mes parents quand j’étais plus jeune. Ca m’a très certainement apporté beaucoup. Mais ce que j’ai encore plus aimé, c’est mon stage de six mois à Ho-Chi-Minh-Ville au Vietnam : apprendre à adopter les pratiques locales, la nourriture locale, apprendre quelques mots pour pouvoir se débrouiller, voir de très beaux paysages les weekends.

Par-dessus tout, j’ai adoré cette sensation d’habiter dans un endroit, et pas d’être uniquement une touriste. J’adore d’arriver dans un endroit inconnu et, petit à petit, l’apprivoiser, le connaître de mieux en mieux, et m’y sentir chez moi au bout de quelques temps. Le type de voyage que j’aime faire, c’est donc celui qui me donne assez de temps sur place pour avoir cette sensation.

J’aime aussi rencontrer des internationaux. J’ai mis du temps à l’admettre car j’aurais préféré être du genre “Je pars à l’aventure au fin fond du pays discuter avec les familles locales”. Mais la vérité c’est qu’à Ho-Chi-Minh, je n’avais que trois amis vietnamiens. Tous les autres étaient Occidentaux. Et j’adorais cette ambiance ! Les Français avec qui j’ai vécu en colocation m’ont aidée à m’adapter à ce pays où le choc culturel peut être très fort : ils m’ont expliqué comment tout fonctionnait, comment manger avec des baguettes, les mots de base pour commander à manger, m’ont emmenée louer un scooter, m’ont appris le “code de la route” vietnamien…

Finalement, je pense que je cherche à retrouver une certaine familiarité à l’étranger. Avoir un mix entre du connu et de l’inconnu. Ca rend les choses plus faciles et agréables à mes yeux. En voyageant, je veux retrouver ça.

En 2014, j’ai passé cinq semaines au Costa Rica et j’ai réalisé ce que le voyage m’apportait :

  • C’est un bol d’air frais : sortir de ce que je connais et être dans la découverte, dans la stimulation du renouveau, c’est quelque chose qui me ressource ;
  • Ca me fait grandir car je sors de ma zone de confort plus souvent qu’en étant sédentaire ;
  • Je découvre ce que j’aime en côtoyant des pratiques différentes, des ambiances différentes, des nourritures différentes, des paysages différents, des manières de penser différentes…
  • Quand je voyage, je suis la meilleure version de moi-même : mon ouverture d’esprit et ma sociabilité sont exacerbées, je suis globalement plus positive, tournée vers les autres, plus gentille…

Je ne veux pas devoir attendre la retraite pour avoir accès à tout ça. C’est maintenant que j’ai le plus de vitalité pour parcourir le monde. C’est maintenant que je veux voyager. Donc, d’une manière ou d’une autre, j’aimerais pouvoir voyager beaucoup. Je pense à prendre une année sabbatique d’un an pour faire un tour du monde. Mais au fond de moi, je rêve de pouvoir voyager six mois par an, chaque année, voire continuellement…

Devenir Digital Nomad pour voyager en travaillant

Pendant ce même voyage au Costa Rica, j’ai fait du WWOOFing : pendant trois semaines, j’ai aidé une famille à faire quelques trucs dans leur finca : construire une table de massage en bois, couper des arbres à la machette, planter des semences…

Chaque jour, le propriétaire me demandait si je pouvais faire d’autres trucs :

  • “Et si tu peignais un truc sur ce mur ?”. Désolée, je suis nulle en dessin/peinture.
  • “Donner des cours de yoga ?”. Désolée, je n’en ai jamais fait.

Quoi qu’il me demande, je ne savais jamais faire. Je me sentais inutile. Puis, un jour, il me dit qu’il cherche quelqu’un pour alimenter et améliorer sa page Facebook. Enfin un truc que je pouvais faire ! Où je pouvais lui être utile ! Sauf qu’il restait trop peu de temps pour que je puisse vraiment faire un truc. J’étais très frustrée.

Mais surtout, j’ai réalisé que tout n’était pas qu’une histoire de voyage. J’avais besoin de me sentir utile. J’avais envie d’utiliser mes compétences, les choses que je savais bien faire. Parce que j’aime ça, ça me fait plaisir, ça m’aide à m’épanouir.

L’idée de faire un tour du monde d’un an sans toucher à mon ordinateur commence à m’angoisser. Je me dis que j’aimerais plutôt pouvoir travailler pendant que je voyage.

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Je ne sais pas trop comment c’est possible. Je ne sais pas quelle activité le permet, si ça existe… Tout ce que je sais, c’est que mes trois appétences majeures sont :

  • Travailler dans le web : c’est ce dans quoi je me suis spécialisée, côté marketing ;
  • Ecrire pour parler d’un sujet qui me passionne : j’ai tenté plusieurs blogs mais je ne savais pas trop comment les tenir sur la durée ;
  • Entreprendre : je compte le faire un jour, c’est sûr.

Blogueuse Professionnelle : la clé vers le Nomadisme Digital

Puis un jour, en avril 2016, tout se rejoint et j’ai le déclic de ce que je veux faire. Je suivais la chaîne Youtube d’Olivier Roland depuis plusieurs années, car il y parlait de développement personnel et que j’adorais ça.

Dans ses vidéos, Olivier montrait que, grâce à son blog, il pouvait voyager au moins six mois par an. J’ai suivi son webinaire “Vivre la vie de ses rêves grâce à son blog” et tout s’est aligné. Devenir Blogueuse Professionnelle me permettrait de :

  • Devenir indépendante financièrement (en créant ma propre activité) ;
  • Voyager au moins six mois par an ;
  • Ecrire au quotidien sur un sujet qui me passionne ;
  • Entreprendre (c’est une activité indépendante) ;
  • Travailler dans le web : c’est un média web.

A ce moment-là, je découvre que ce mode de travail (voyager et travailler en même temps) est appelé le Nomadisme Digital. Je décide que c’est ce que je veux faire et la poursuite de mon nouveau rêve (devenir Digital Nomad) commence.

Juin 2016 : je commence la formation “Blogueur Pro” d’Olivier Roland et ça a été le début de mon chemin vers le nomadisme digital.

Janvier 2017 : je choisis le sujet du blog et son nom.

Janvier 2018 : je passe à 100% sur cette activité.

Juin 2018 : je pars voyager en Amérique Latine, mon ordinateur sous le bras (enfin dans le sac).

Chaque personne a ses propres motivations à devenir Digital Nomad, et meme à voyager. Dans cet article, tu as pu lire les miennes. Et toi, quelles sont tes motivations à voyager ? A devenir Digital Nomad ? Dis-le moi en commentaire. 🙂

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