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Slasheuse | Témoignage de Monique Muller, Télésecrétaire indépendante / Photographe

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Monique Muller, Slasheuse : télésecrétaire indépendante / Photographe

Dès l’immatriculation de son entreprise, Monique a indiqué les deux activités qu’elle comptait mener de front : Télésecrétaire et Photographe. Elle a commencé par développer l’activité de télésecrétaire, et aujourd’hui elle ajoute petite à petit la photographie. Elle devient donc de plus en plus slasheuse.

Quel est ton Slash ?

Je suis assistante indépendante à distance. Je propose un service de secrétariat externalisé aux entrepreneurs indépendants. Je leur apporte mon appui au niveau de leur organisation, leur gestion administrative et commerciale et leur communication.

Je suis également photographe, ma passion de toujours. Depuis l’immatriculation je me suis surtout concentrée sur l’activité de secrétariat externalisé, mais cette année j’ai décidé de développer mon activité de photographe. Je suis encore en pleine réflexion. Donc dés que j’ai un moment, je travaille dessus. J’ai hâte qu’elle prenne aussi son essor.

Pourquoi as-tu choisi de devenir télésecrétaire indépendante ?

J’ai toujours voulu être à mon compte. Il y a deux ans de ça, c’était le bon moment. Après une enfance en région parisienne et une adolescence en Martinique jusqu’à l’âge adulte, je suis retournée en 2003 à Paris. J’ai multiplié les missions d’intérim (surtout chez EDF) comme assistante (administrative, commerciale, de direction ou RH). J’ai repris mes études en 2007 pour passer un DUT gestion des entreprises et des administrations RH.

Durant toutes ces périodes, je sentais qu’il me manquait quelque chose, l’équilibre était instable, comme un manque de satisfaction personnelle et professionnelle. Le plus souvent je m’ennuyais. Mais il faut manger et payer les factures…

En 2012, je travaillais en CDD au CNOM à Paris (Conseil National de l’Ordre des Médecins) lorsque je me suis mise en couple. Mon compagnon vivait en Vendée.

L’année d’après, nous avons décidé de nous installer ensemble, j’ai donc pris la décision de partir vivre en Vendée et par conséquent j’ai refusé le CDI que le CNOM me proposait.

Arrivée en Vendée, j’ai pris un moment pour moi afin de faire un point sur ma vie professionnelle. Ne trouvant pas de travail, j’ai pris cette décision que je voulais prendre depuis toute jeune : me mettre à mon compte.

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Ayant un caractère indépendant, autonome et solitaire, le travail à distance me correspondait. Pouvoir gérer mon quotidien et mon agenda, voilà ce dont j’avais besoin. Etant assistante, j’ai décidé de devenir assistante indépendante en télétravail.

Comment t’y es-tu prise pour démarrer cette activité de télésecrétaire indépendante ?

J’ai fait beaucoup de recherches sur internet afin de savoir ce qui avait déjà été fait. J’ai trouvé beaucoup d’informations, dont un forum de télésecrétaires qui m’a beaucoup aidé et le blog d’une télésecrétaire.

J’ai réalisé une étude de marché. J’ai pris le temps de bien me préparer, monter mon site internet, ma communication (plaquette, cartes de visite). Une fois en accord avec moi même et mes idées, en juin 2016, je me suis immatriculée en tant qu’auto-entrepreneur.

Comment as-tu trouvé ton premier client ?

J’ai commencé à travailler pour un ami entrepreneur pour lequel je faisais de la prospection. Je suis à l’aise au téléphone, mais je n’aime pas spécialement cette démarche. Il se doutait que cet exercice allait être compliqué.

Il est revenu vers moi quelques mois après avec une autre mission : passer des appels auprès de ses clients afin de faire un point avec eux sur leurs besoins. Cette mission m’a beaucoup plu.

Les autres clients sont arrivés via les sites ou annuaires pour freelances sur lesquels je suis inscrite, Linkedin ou encore mon site internet.

Le fait de travailler à distance est parfois un frein car les gens préfèrent avoir leur assistante près d’eux, mais les mentalités évoluent.

Combien as-tu de clients aujourd’hui ?

J’ai deux clients réguliers et d’autres qui font appel à moi lorsqu’ils ont un besoin ponctuel. Je préfère travailler régulièrement avec mes clients, cela me permet de les connaître et de construire une véritable relation professionnelle.

Comment t’organises-tu pour travailler à distance ?

Je travaille de chez moi, dans mon salon (quand je suis seule). Je préfère le salon à mon bureau car j’ai vue sur la nature, le soleil, les oiseaux, je peux m’évader.

Je n’ai pas vraiment d’organisation type, c’est l’avantage quand on est freelance. Le matin, je me lève, je prends mon petit déjeuner en même temps que tout le monde, un peu de sport et je me prépare comme si j’allais travailler à l’extérieur.

Je lis mes mails, je communique sur les réseaux sociaux (ma page Facebook). Je lis des articles (économie, marketing, etc.) ou me consacre à mon autre activité, la photo.

Je commence à travailler pour mes clients vers 9 heures. Mon planning s’articule en fonction des priorités. Ils n’ont pas besoin de moi tous les jours ce qui me laisse du temps pour travailler sur mon entreprise car il ne faut jamais s’endormir sur ses lauriers 😉 Tous les jours ne se ressemblent pas et ça, j’adore.

J’arrête de travailler vers 18h car il est important que je sois disponible pour mon fils lorsqu’il rentre du lycée. Dans la semaine, j’aime prendre un ou deux après-midis pour moi, pour me détendre.

Quels sont les avantages du travail à distance selon toi ?

Pas de transport : à Paris, je devais travailler parfois à 1h30 de chez moi : ce n’était pas évident. Je n’ai pas envie de revivre l’enfer des transports. L’hiver dernier, quand les gens étaient coincés, moi je regardais la neige tomber et je bossais depuis chez moi.

Tranquilité d’esprit : par rapport à ma famille, mon fils, moi-même. Etre présente pour mon fils dès qu’il en a besoin. Le mercredi après-midi s’il a besoin de moi, je m’arrange pour être libre pour lui. J’adore bosser mais il n’y a pas que le boulot dans la vie, ma vie de famille est importante et fait partie de mon équilibre.

Vivre ma vie comme je l’entends : si j’ai envie de me promener, j’y vais. Je vis à mon rythme, pas celui imposé par quelqu’un d’autre.

Solitude : je me suis mise en retrait en allant habiter en Vendée, et l’idée que j’aime la solitude se confirme.

Continuité de l’activité : si demain je déménage, dès que j’ai ma connexion internet, je peux reprendre le travail.

Quelles difficultés rencontres-tu en travaillant à distance ?

Financier : je n’aurais pas pu démarrer si je n’avais pas été en couple. Les mois ne sont pas toujours égaux donc il faut s’organiser financièrement et prévoir.

Coupures Internet et réseau téléphone : ce n’est pas toujours terrible, mais on fait avec.

La peur du travail à distance : Comme je le disais avant, le plus difficile c’est que les gens sont frileux. Ils ont besoin d’avoir l’assistante en face d’eux.

Visibilité : afin de se faire connaître il faut être actif sur les réseaux sociaux, ce qui est tout un travail aussi.

Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui voudrait devenir télésecrétaire indépendante ?

Ténacité : Une fois que la décision a été mûrement réfléchie et prise, il ne faut pas lâcher, malgré les obstacles qui peuvent arriver. Etre tenace et en vouloir !

Faire ce que l’on aime : ce n’est pas la peine de se mettre à son compte pour faire quelque chose qu’on n’aime pas. Le but c’est de prendre son pied sinon on y va à reculons et cela se ressentira dans le travail.

Pourquoi souhaites-tu mener deux activités de front plutôt qu’une seule ?

A mes yeux, mener deux activités apporte une certaine ouverture d’esprit enrichissante. Ça me permet de varier ma vie professionnelle. J’aime diversifier mes activités.

Comment comptes-tu t’y prendre pour développer ton activité de photographe ?

En proposant mes services photographiques aux entreprises et aux particuliers (en cours de réflexion).

Comment envisages-tu la répartition de tes revenus entre tes deux activités ?

80  télésecrétaire et 20% photo

Sur une échelle de 1 à 10, à quel point te sens-tu épanouie au travail

8, car je m’approche de l’équilibre que je recherchais.

Que t’inspire le témoignage de Monique ?

Qu’as-tu pensé du témoignage de Monique ? Est-ce que télésecrétaire est une piste que tu envisages pour pouvoir travailler de façon indépendante et à distance ? Dis-le moi en commentaires ! Tu peux également y poser tes question pour Monique, si tu en as.

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