S’il y avait une chose dont j’étais sûre avant d’écrire mon premier livre et de me lancer pour devenir auteure, c’était que je ne publierais pas sur Amazon. D’ailleurs, plusieurs personnes intéressées par mon livre m’ont dit qu’elles attendraient qu’il sorte ailleurs, ou m’ont demandé pourquoi j’avais choisi de le publier là-bas.
Moi aussi j’étais anti-Amazon. Mais j’ai changé d’avis quand je me suis renseignée sur le sujet. Voici pourquoi.
[Cet article est écrit en lien avec mon livre “Vivre de ses livres grâce à l’auto-édition : le modèle entrepreneurial complet pour décider si ce métier est fait pour toi”, disponible en version papier et numérique sur Amazon 👇].

Pourquoi je ne voulais pas publier sur Amazon initialement ?
Je voulais boycotter Amazon pour des raisons écologiques et éthiques.
Écologiques parce que j’avais entendu dire que les camions de livraison Amazon étaient nombreux et polluaient ; que les centres d’impression des livres n’étaient pas en France ; et que les emballages étaient, eux aussi, nombreux (ou trop grands).
Éthiques parce qu’Amazon n’est pas une entreprise française et que je me disais qu’il valait mieux faire tourner l’économie de notre propre pays en se tournant vers un distributeur français (comme la Fnac). Mais aussi parce que j’avais entendu dire que des amis d’amis qui travaillaient chez Amazon trouvaient les conditions de travail déplorables.
Pour ces raisons, je voulais éviter de faire gagner de l’argent à Amazon en y publiant mon livre, ce qui impliquait que le site gagnerait une commission sur chaque livre, et donc encore plus d’argent, alors qu’ils sont déjà une méga puissance économique.
J’avais cru comprendre que d’autres options qu’Amazon étaient possibles pour publier son livre en ligne alors j’étais prête à les découvrir et passer par eux.
Au printemps 2022, quand j’ai décidé que j’aimerais devenir auteure, j’ai fait des recherches pour comprendre s’il était possible de gagner sa vie avec ses livres (spoiler alert : oui, j’explique comment dans mon livre “Vivre de ses livres grâce à l’auto-édition”) et comment s’y prendre. C’est au travers de cette enquête que je me suis mise à changer d’avis. La suite de cet article détaille pourquoi.
Pourquoi j’ai changé d’avis et j’ai décidé de publier mon livre sur Amazon ?
Les auteurs qui réussissent utilisent Amazon
Pour me renseigner sur la façon de gagner sa vie avec ses livres, j’ai notamment lu les livres de trois auteurs qui gagnent 8 000€ à 60 000€ par mois (Joanna Penn, Jupiter Phaeton, et Joseph Alexander). J’ai analysé leurs méthodes respectives et recroisé les informations pour en sortir les points-clés.
La première chose que j’ai découverte, c’est que tous ont fait le choix de l’auto-édition (plutôt que de passer par une maison d’édition), mais c’est un autre sous-sujet. La deuxième chose que j’ai découverte est un point commun entre leurs trois méthodes de vente, malgré les différences sur d’autres aspects : ils ont tous choisi de publier sur Amazon, voire de se reposer largement sur eux. Les deux auteurs qui gagnent le plus sont ceux qui semblent les plus concentrés sur Amazon (Joseph Alexander – 60 000€/mois et Jupiter Phaeton – 20 000€/mois). Celui qui gagne le plus (Joseph Alexander) semble même ne vendre QUE sur Amazon (à part la version PDF des livres qui est achetable sur son site).
Au début, je me disais “Bon ok, eux ont utilisé Amazon mais ça ne veut pas dire que je ne peux pas réussir autrement, sans passer par eux”. Puis ma vision a évolué quand j’ai commencé à comprendre la puissance d’Amazon pour les auteurs.
Amazon : la plus grosse communauté de lecteurs potentiels
De tous les sites disponibles pour publier son livre, Amazon est celui qui compte le plus d’utilisateurs actifs : 36,9 millions de visiteurs uniques mensuels en France en 2023 (toutes catégories d’achats confondues mais sachant que la catégorie “Livres” est la deuxième plus populaire) contre 13,7 millions de visiteurs uniques mensuels pour son principal concurrent – la Fnac. Bon, 13 millions, c’est déjà pas mal, n’est-ce pas ? Mais c’est quand même 2,7 fois moins qu’Amazon…
Plus d’utilisateurs du site signifie plus de gens qui ont l’habitude d’utiliser ce site pour faire leurs achats (y compris de livres) et qui peuvent tomber sur le nôtre en s’y baladant, ou recevoir l’information dans un email.
Cet effet m’a paru flagrant avec les livres de Jupiter Phaeton, dont les ventes via l’abonnement Kindle représentent environ 40% de ses ventes totales. Par exemple, son premier livre publié en août 2018 a rapporté 87,74€ au format papier, 1194,72€ au format numérique unitaire, et 815,61€ au format numérique via l’abonnement Kindle (note : l’article qui décrit ces chiffres a depuis été retiré de son blog).
À mon sens, cela montre qu’il y a suffisamment d’abonnés Kindle pour générer de tels revenus. Jupiter a d’ailleurs essayé de mettre l’un de ses livres dans l’abonnement concurrent Kobo pendant 6 mois pour comparer et elle a finalement décidé de le remettre dans l’abonnement Kindle, qui rapporte plus.
Amazon : la possibilité de publier les 3 formats de livre (papier, numérique, audio)
Sur Amazon, on peut publier les 3 grands formats de livre (papier, numérique, audio). C’est aussi le cas de la Fnac mais pas des autres acteurs du secteur : Apple et Google ne permettent. Quant aux plateformes d’auto-édition, elles ne sont que des intermédiaires entre les grosses plateformes (Amazon, Fnac, Google, Apple) et l’auteur. Elles ont bien leurs propres sites mais leurs communautés sont très réduites en comparaison avec les grosses plateformes.
C’est un avantage car plus on publie de formats, plus on peut étendre la cible de lecteurs touchés (certains préfèrent le numérique ou l’audio au papier par exemple).
Amazon : les meilleurs taux de rémunération
On pourrait imaginer que, parce qu’Amazon domine le marché, ils en profitent pour moins bien rémunérer les entrepreneurs qui publient des produits chez eux. Que nenni. Bon, je ne dis pas que tout est tout rose. Aux États-Unis, plusieurs auteurs se sont notamment plaints du manque de transparence dans le calcul des revenus d’Audible (la plateforme de vente de livres audio d’Amazon). Amazon a effectivement un certain pouvoir contre lequel on ne peut pas forcément grand-chose. N’oublions pas qu’il s’agit d’une entreprise privée qui agit à son bénéfice, peut changer les règles du jeu du jour au lendemain, et détient les rênes du fonctionnement de son site, dont nos ventes dépendent.
Mais globalement, Amazon rémunère en réalité bien les auteurs.
Une bien meilleure rémunération que dans l’édition traditionnelle
Dans l’édition traditionnelle (c’est-à-dire quand on passe par une maison d’édition), les pourcentages de rémunération des auteurs se situent entre 2,5% et 12% (avec une majorité de cas entre 8% et 10%).
Amazon rémunère les auteurs 70% pour la version numérique, 60% pour la version papier, et 40% pour la version audio.
Cet argument aide surtout à comprendre en quoi l’auto-édition est intéressante par rapport à l’édition traditionnelle pour les auteurs qui veulent gagner leur vie avec leurs livres (à condition de réussir à les vendre : j’explique comment faire dans mon livre “Vivre de ses livres grâce à l’auto-édition”).
Amazon : une rémunération des livres numériques aussi bonne que ses concurrents
70% de rémunération sur les livres numériques, c’est la norme en auto-édition, quel que soit le site utilisé : ce taux est pratiqué par Amazon, Kobo (Fnac), Apple Livres et Google Livres. Amazon rémunère donc les auteurs aussi bien que ses concurrents sur le livre numérique.
Mais il fait encore mieux sur le livre papier.
Amazon : la meilleure rémunération sur les livres papier
Pour la version papier, Amazon est plus avantageux que ses concurrents – la Fnac, et les plateformes d’auto-édition (d’autres sites qui permettent d’imprimer son livre en tant qu’auteur auto-édité).
Premièrement parce qu’Amazon a les coûts d’impression les plus bas du marché. Cela s’explique probablement par les économies d’échelle qu’Amazon doit réussir à faire du fait de sa taille, mais aussi du fait que l’entreprise possède ses propres centres d’impression.

Tu peux retrouver la liste des coûts d’impression Amazon ici, la calculatrice automatique de coûts ici et les informations concernant l’augmentation des coûts qui a eu lieu le 20 juin 2023 ici.
Deuxièmement parce que, lorsqu’on prend en compte l’ensemble des coûts qui entrent en jeu (impression, taux de commission de la plateforme, frais fixes éventuels), c’est sur Amazon que les auteurs gagnent la meilleure rémunération pour leur livre papier.
Prenons l’exemple de la Fnac : contrairement à Amazon, la Fnac ne possède pas ses propres centres d’impression. Pour y publier un livre papier, il faut soit l’imprimer et l’envoyer par ses propres moyens (ce qui a de grandes chances de revenir à un revenu misérable sur la vente du livre voire un déficit), soit passer par leur partenaire Bookelis, moyennant des frais de 49€.
En plus de ces frais fixes, le taux de rémunération est alors de 15% seulement, alors qu’il est de 60% (moins les coûts d’impression, donc plutôt l’équivalent de 40%) chez Amazon.
Quant aux plateformes d’auto-édition, leurs taux de rémunération vont de 15% à 80%, mais ne s’appliquent pas toujours au prix HT du livre. Ainsi, la rémunération des auteurs va de 2,03€ à 9€. MAIS il faut également prendre en compte les coûts fixes, qui vont de 0€ à 490€. Sur ces plateformes, l’auteur part donc avec un déficit qui devra être comblé par un certain nombre de ventes avant d’effectivement gagner de l’argent. Alors que sur Amazon, il n’y a pas de frais fixes et donc on gagne de l’argent dès le premier livre vendu.
[Retrouve tous les calculs de revenus et de coûts d’impression dans le chapitre 6 de mon livre “Vivre de ses livres grâce à l’auto-édition” et dans les tableaux récapitulatifs des annexes.]
On pourrait s’arrêter là pour conclure qu’Amazon a plus de potentiel rémunérateur que les autres plateformes. À la fois parce que c’est la plateforme qui rémunère le mieux, et que c’est celle qui compte le plus d’acheteurs potentiels. Mais ce n’est pas tout…
Amazon : des leviers marketing puissants pour démultiplier les ventes
Un autre gros avantage d’Amazon est la panoplie d’outils que le site propose pour aider les auteurs à vendre plus. Toutes les plateformes possèdent des classements : si notre livre remonte en tête des classements, il a plus de chances d’être découvert par les utilisateurs du site.
En revanche, Amazon a mis en place d’autres leviers marketing que l’on ne trouve pas sur les autres sites : Offre Éclair (pendant 24h, le prix des livres sélectionnés est baissé de 70% à 80%, ce qui peut booster les ventes) ; Offre Kindle du Mois (réductions de 50% pendant un mois) ; promotions spéciales Kindle (jusqu’à 80% de réduction, lors d’occasions spéciales). En plus d’afficher ces promotions sur le site, Amazon envoie des emails aux abonnés.
Tout cela contribue à générer des ventes et peut aider à faire grimper le livre dans le classement :
“J’ai entendu parler de 500 à 1 000 ventes quotidiennes avec une Offre Éclair, mais aussi d’autres personnes parler de 200, 300 ventes. […] Il n’est pas rare qu’un titre mis en avant avec une offre éclair se retrouve n°1 des ventes le jour même ou le lendemain de la promotion.” – Autoediteur.com
Amazon permet de publier à l’étranger facilement
Pour terminer, Amazon, ce sont en fait 21 sites locaux. Lorsqu’on veut publier en France, on publie sur Amazon.fr. Mais dans le tableau de bord qui permet de publier ses livres, on peut choisir de publier également sur les sites étrangers : Amazon.com (Etats-Unis), Amazon.co.uk (Angleterre), etc. Même si notre livre n’est pas traduit, il peut apparaître sur ces sites dans les sections “Livres en langues étrangères” et pourrait intéresser des francophones expatriés dans ces pays par exemple.
Comme le fait de publier plusieurs formats, publier sur d’autres territoires permet d’étendre les ventes à davantage de monde. Ce qui se fait ici en quelques clics sur Amazon n’est pas possible sur un site franco-français comme la Fnac.
Conclusion : j’ai choisi Amazon parce que j’ai mis la priorité sur mes revenus d‘auteure
Lorsque j’ai vu tous les avantages qu’offrait Amazon pour les auteurs, j’ai changé d’avis sur le fait de publier chez eux. C’est vrai que j’aurais préféré éviter, et je changerai peut-être plus tard, lorsque mes revenus et ma communauté seront plus établis. Mais en attendant comme ma priorité est de gagner un revenu suffisant avec mes livres, j’ai préféré miser sur le levier le plus puissant sur le marché à l’heure actuelle : Amazon. Il faut reconnaître que cette plateforme reste une opportunité incroyable pour les auteurs d’avoir accès à des centaines de milliers de lecteurs grâce à leur développement ces dernières années…
Sur les questions éthiques et écologiques, je n’ai pas toutes les réponses. J’ai vu qu’Amazon a ouvert un centre d’impression en France, ce qui relocalise un peu l’impression et pourrait diminuer la pollution liée au transport. Mais il y a d’autres enjeux comme la bétonisation et l’augmentation du trafic routier dans la zone. Par ailleurs, Amazon dit être 100% engagé dans la décarbonisation de son activité, mais entre greenwashing et véritables actions, je ne sais pas ce qu’il en est vraiment. Et mon objectif n’était pas non plus une étude approfondie de l’impact écologique d’Amazon. Même si je veux limiter mon impact sur l’environnement et faire des choix les plus éthiques possibles, mon enjeu premier reste de réussir à faire décoller mon activité, alors j’ai décidé de mettre toutes les chances de mon côté, en utilisant Amazon.
Cet article n’a pas vocation à t’inciter à publier sur Amazon toi-même. Ma conclusion après toutes mes recherches et analyses est qu’il n’est pas obligatoire de passer par cette plateforme, du fait qu’il en existe d’autres. Il serait donc tout à fait envisageable de se lancer comme auteur sans passer par Amazon et en utilisant toutes les autres plateformes. Seulement, je n’ai pas trouvé de témoignages de personnes qui auraient fait ça et réussi à générer un revenu suffisant. Il faudrait donc être un pionnier et tracer le chemin. Ou bien passer davantage de temps à trouver absolument des gens qui auraient réussi avec cette voie, comme moi je l’ai fait de façon globale pour trouver des personnes qui avaient réussi à gagner leur vie avec leurs livres.
En tout cas, si tu veux obtenir une vision d’ensemble de toutes les plateformes disponibles pour vendre son livre en auto-édition et des stratégies pour réussir dans cette voie-là, tu trouveras tous les résultats de mes recherches dans mon livre “Vivre de ses livres grâce à l’auto-édition”. N’hésite pas à l’acheter 😘 (sur Amazon du coup 😉). N’hésite pas aussi à laisser un commentaire pour toute question ou pour me dire ce que t’a inspiré cet article. 🤗
Photo de Christian Wiediger sur Unsplash
Lis mes autres articles sur le sujet :

24 réflexions au sujet de « Auto-édition : Pourquoi j’ai Choisi de Publier mon Livre sur Amazon ? »
Bonjour je vous remercie pour ce superbe article. Je suis tentée depuis un moment par les facilités offertes par Amazon quant à l’auto édition. Cependant, j’ai une question. En publiant son livre sur Amazon (qui fournirait même l’ISBN) peut-on proposer son livre à d’autres plateformes comme La fnac ?
Bien cordialement, Estelle
Bonjour Estelle,
Merci pour ta question.
Non, si tu utilises le numéro ISBN fourni par Amazon, tu n’as pas le droit de publier ton livre ailleurs que chez eux.
Pour pouvoir publier ton livre sur plusieurs plateformes, il faut que tu achètes tes propres numéros ISBN auprès de l’AFNIL. Voici le lien : https://www.afnil.org/services/
Ça coûte 35€ et on obtient 10 numéros ISBN (sachant qu’il faut 1 ISBN par format donc cela permet de publier 5 livres aux formats papier + numérique ou 10 livres au format soit papier, soit numérique).
Pour ma part, j’ai commencé par l’auto-édition et sans moyens de promotion importants, et comment dire… c’est mort.
J’ai cherché ensuite un éditeur mais la plupart sont ultra généralistes et n’étaient pas intéressés par mes deux ouvrages (un roman d’anticipation et un livre sur la cuisine moléculaire).
J’ai travaillé avec une petit éditeur suisse francophone qui est bien distribué en France et en Suisse romande. Le contrat était correct, je ne suis pas devenue riche et il n’y a pas eu d’avance (on peut rêver..) mais ça s’est bien passé et je retravaillerai avec eux volontiers pour un éventuel 3ème ouvrage. Si ça peut aider : http://www.advixo.com.
Bonjour Karine,
Merci de partager ton retour d’expérience avec nous, c’est intéressant de connaître la réalité des choses !
Quand tu dis « C’est mort » vis-à-vis de l’auto-édition, peux-tu nous en dire plus sur cette partie-là ? (Sur quelle(s) plateforme(s) avais-tu publié ? Quels avaient été tes résultats de ventes et financiers ?)
Bonjour Isis, je ne vais pas citer les 3 sociétés d’auto-édition que j’avais contactées car franchement je n’ai pas envie de leur faire de la pub. Deux d’entre elles ont été très correctes et la dernière… puante. J’ai découvert que c’était un business très juteux pour eux et que grosso modo tu paies pour te faire éditer un truc imprimé comme chez Amazon. Ils n’ont pas vraiment le statut d’éditeur même si certains ont des contrats avec des distributeurs, ce qui veut dire que ton livre peut être facilement commandé à la Fnac par exemple. Mais ce n’est pas parce que ton bouquin va apparaître sur la base Electre que tu vas te retrouver en promo dans les bacs des libraires. Il n’y a aucun budget promo chez eux tout simplement parce que ça coûte et que les livres auto-édités n’intéressent personne ! Je ne suis pas négative mais réaliste. En fait, je préfère encore Amazon avec un ISBN acheté. J’ai fait mon roman chez eux. Pour mon livre de cuisine, la qualité photo était importante et je suis passé par un imprimeur italien qui a bien bossé pour un prix correct (oulalal que c’est cher la quadri sur papier glacé !). J’ai eu la chance de pouvoir financer le bouquin de cuisine avec des préventes. Pour le roman, c’est de l’impression à la demande donc pas de souci, ça ne m’a rien coûté chez Amazon. Au niveau des ventes : livre de cuisine 420 exemplaires ; il m’en reste 500 (j’ai donné des gratuits). J’ai perdu de l’argent mais c’est un passeport pour vendre mes cours. Pour le roman, j’ai gagné environ 1200 euros en 3 ans ce que je trouve correct mais j’ai dû passer beaucoup de temps à faire la promo sur des sites.
Bonjour Karine,
Merci pour ton retour (rapide !).
Effectivement, les sociétés d’auto-édition n’ont pas l’air de faire plus que ce qu’on peut faire soi-même (comme tu l’as fait avec ton roman et ton livre de cuisine). Je pense qu’il faut effectivement bien avoir en tête que ces sociétés ne sont pas des maisons d’édition. Elles n’ont donc pas la force commerciale d’aller promouvoir le livre chez les libraires par exemple. Il ne faut pas compter pour elles pour faire des ventes mais juste pour publier le livre (et publier ne veut pas dire réussir à faire des ventes).
Je pense que ce qui pourrait pousser à les payer et passer par eux plutôt que faire soi-même, c’est si on ne se sent vraiment pas à l’aise avec Internet et l’informatique de façon générale pour s’occuper de publier soi-même. Ou alors qu’on n’a vraiment pas le temps et qu’on préfère payer quelqu’un pour faire ce qu’on n’a pas le temps de faire soi-même.
Merci beaucoup d’avoir partagé tes résultats avec nous. Sans qu’on puisse généraliser (car chaque auteur / livre / expérience est différent), ça montre la réalité d’une personne, d’un auteur.
Je me rends compte que j’ai oublié le principal : comme mon roman « auto-édité » sur Amazon s’est un peu vendu, j’ai pu le signer chez Advixo. J’ai perdu sur le reversement sur les ventes Amazon (qu’ils ont repris en direct, mais avec un versement de droits d’auteur majoré très correct) mais j’ai gagné sur la présence en librairies (avec un reversement de 10% de droits d’auteur assez standard je crois). Je vais peut-être signer chez eux le bouquin de cuisine mais c’est plus compliqué car je ne suis pas une pro de la mise en page et il y a du boulot pour le mettre à leurs normes (format, typo, qualité photos, etc…). En tout cas c’est toujours une superbe aventure de faire/éditer un livre et de frimer en le laissant sur la table du salon 😉
Bonjour Karine. En recherche d’éditeur, j’ai suivi le lien que tu as donné vers advixo, mais impossible de trouver un catalogue ou une liste d’auteur. Peux-tu m’éclairer, car tu semblais satisfaite du travail avec eux ? Merci et belle journée. Luc
Coucou ! J’ai adoré te lire, je fais d’énormes recherches afin de me lancer convenablement sur amazon KDP, mais question administrative je freine. Je suis sans activité et l’écrire est ma passion, sauf que je ne sais pas trop comment ça fonctionne le statut à la caf etc, et surtout quand on touche moins de 1000€ par an il suffit seulement de déclarer aux impôts et les Revenu trimestriel à la caf. Mais le hic, c’est le statut qu’on doit déclarer et quand. Car on ne touche pas forcément le fruit de nos ventes le mois même.
Merci pour tes éclaircissements en tout cas !
Hello Heavan,
Merci pour ton commentaire et ta question !
J’imagine que, si tu parles de la CAF, c’est que tu perçois le RSA et que tu dois déclarer tes revenus via la déclaraton trimestrielle, c’est ça ?
Car la CAF n’est pas l’organisme qui gère les revenus des auteurs mais je pense comprendre ta question, par rapport à la déclaration de revenus à la CAF.
Tu as deux choix administratifs pour ton activité d’auteur :
1. Le statut d’artiste-auteur avec déclaration des revenus sur URSSAF Limousin (c’est celle-là spécifiquement qui gère les revenus des auteurs)
2. La micro-enteprise classique avec déclaration des revenus sur l’URSSAF de la région où est immatriculée ton entreprise (là où tu habites en gros)
Si j’ai bien compris moi-même (car moi je suis en micro-entreprise classique donc je connais moins l’autre statut et en plus ça a changé depuis que j’ai écrit mon livre sur l’auto-édition en 2022), les deux sont en fait une micro-entreprise. Si ça n’a pas changé (je t’invite à vérifier), le taux de cotisation est plus bas (16%) sous le statut d’artiste-auteur qu’en micro-entreprise (22%). L’autre différence entre les deux, apparemment, c’est qu’en micro-entreprise classique, tu peux déclarer plusieurs types d’activités (par exemple, moi j’ai aussi des activités de formations en ligne, de coaching, d’organisation de conférences et événements…), alors qu’avec le statut d’artiste-auteur, tu te dédies uniquement à l’écriture de livres et quelques activités accessoires autorisées autour de ce métier (lecture publique de livre…).
Voici ce qu’il faut faire pour déclarer son activité d’auteur auto-édité, ainsi que ses revenus, avec le statut d’artiste-auteur :
1) Déclarer cette activité auprès du guichet unique des entreprises : depuis le 1er janvier 2023, il faut faire ça sur le guichet unique des entreprises https://formalites.entreprises.gouv.fr/ (tutoriel pour créer l’activité : https://www.secu-artistes-auteurs.fr/sites/default/files/2023-01/Tutoriel-declaration-INPI-012023_0.pdf => quand tu remplis les infos pour définir la nature de ton activité, il y a un endroit où on te demandes si tu souhaites être artiste-auteur : ici, tu dois cocher oui)
2) Déclarer mensuellement tes revenus sur l’URSSAF Limousin : https://www.artistes-auteurs.urssaf.fr/aa/accueil
3) Si tu perçois le RSA : déclarer trimestriellement tes revenus à la CAF dans la catégorie des revenus de travailleur non salarié, en tant que « Autre pretation » (et pas « Prestation commerciale ou artisanale »)
Si tu préfères créer une micro-entreprise afin de pouvoir développer d’autres activités que l’écriture de livre :
1) La déclaration d’activité se fait au même endroit. Sauf qu’au lieu de cocher artiste-auteur, tu dis « non » et ainsi tu auras une micro-entreprise mais avec plus de flexibilité pour modifier la nature de ton activité si besoin. Tu peux même avoir le code APE des auteurs (9003B = « Autres créations artistiques ») mais tu pourras avoir des activités secondaires autres que les livres.
2) Déclarer mensuellement tes revenus surle site https://autoentrepreneur.urssaf.fr/
3) Si tu perçois le RSA : même déclaration trimestrielle qu’expliquée ci-dessus
J’ai effectivement entendu dire qu’il pouvait être toléré de ne déclarer ses revenus <1000€ que dans sa déclaration d'impôt sur le revenu annuelle. Mais le mieux et le plus légal reste de déclarer son activité d'auteur (à partir du moment où tu as l'intention de faire des ventes).
Bonjour, et merci pour votre article et votre FAQ. J’ai terminé mon premier roman, qui est un thriller historique qui se déroule à Cassis et j’aimerais pouvoir déposer quelques exemplaires dans les librairies de la ville et proposer le format papier lors du salon du livre à Cassis pour pouvoir le dédicacer. Est ce possible avec Amazon ? comment se procurer des formats papier, faut-il se les acheter à soi-même, sur le site d’Amazon ?
Merci à vous.
Philippe
Bonjour Philippe,
Oui c’est possible avec Amazon !
Voici comment faire :
1. Il faut que tu mettes ton livre en forme au format papier selon les règles Amazon, indiquées ici : https://kdp.amazon.com/fr_FR/help/topic/G201834190
2. Il faut que tu publies ton livre au format papier sur Amazon via le site https://kdp.amazon.com/ (ça met jusqu’à 72h)
3. Sur ce même site KDP, dans ton tableau de bord, en cliquant sur les trois petits points à côté de ton livre, tu verras l’option « Order author copies » : c’est ici que tu peux commander des versions papier de ton livre ; le prix à payer sera le prix d’impression de tes livres (tu peux anticiper ce prix par livre grâce à ce calculateur : https://kdp.amazon.com/fr_FR/help/topic/GSQF43YAMUPFTMSP) + les frais de livraison (le livre est envoyé directement chez toi ou à l’adresse indiquée)
Merci Isis, tes conseils sont précieux. Je suis en phase de correction et de recherche de béta-lecteurs, aurais tu des conseils pour trouver un correcteur pas trop cher, et des lecteurs ?
Merci encore 🙂
Bonjour Philippe,
Personnellement, j’avais fait avec mon réseau. J’ai trouvé des bêta-lecteurs dans ma communauté de lecteurs de ma newsletter. Toi tu peux demander à des gens de ton entourage qui aiment ce type de roman. Sinon, je ne sais pas s’il existe des groupes Facebook pour ça.
Pour la correction, moi j’avais aussi des personnes dans ma communauté qui avaient bien voulu le faire bénévolement.
Sinon tu peux essayer de regarder sur https://comeup.com/fr/ ou https://malt.fr/ pour des freelance (Come Up en premier, car c’est plus facile de voir les prix selon le nombre de mots / pages à corriger a priori et il est possible que ce soit moins cher aussi).
Sinon tu cherches « correcteur livre » sur Internet : tu tomberas sur les sites de correcteurs et tu pourras voir leurs prix.
Merci pour ce retour…. Je commence tout juste à comprendre toutes les étapes qui me séparent de l’édition d’un premier roman, mais je garde espoir 🙂
🙂 Si tu veux mieux comprendre l’ensemble, j’ai écrit un livre qui explique toute l’auto-édition, les stratégies de vente et tous les coûts à anticiper : Vivre De Ses Livres Grâce À L’Auto-Édition
Bonjour, Dans le cas où je fournis l’isbn de mon livre est ce amazon qui fournit le code barre ? Sino comment faire pour l’avoir ? merci
Bonjour Thierry,
Oui, si tu fournis ton propre ISBN, Amazon fournit quand même un code-barres.
Il faudra bien laisser la place du code-barres en bas à droite sur la 4ème de couverture (voir email que je t’ai envoyé en réponse à tes autres questions).
A noter qu’il est aussi possible d’acheter ses propres codes-barres auprès de l’AFNIL, là où on achète ses ISBN (utile si on passe par un autre site qu’Amazon qui ne fournit pas les codes-barres).
Bonne journée !
Bonjour,
Merci beaucoup pour cet article très intéressant ! Je vais acheter ton livre pour mieux me renseigner mais, d’ici là, j’aurais une question plus particulière sur ma situation :
Je suis professeure donc agent de l’état. Dans ce cas, puis-je simplement déclarer mes revenus aux impôts ou suis-je obligée de me déclarer à l’URSSAF ?
Ou, peut-être qu’en cas de tout petit revenu, on peut ne rien déclarer du tout ?
Merci beaucoup
Bonne soirée
Bonjour Manon,
Merci pour ton commentaire.
Alors j’ai fait des recherches pour ta question spécifique mais je ne suis pas 100% sûre de moi (n’étant pas juriste de métier).
Ce que je peux te dire c’est qu’officiellement, tu dois déclarer à l’URSSAF, ce qui veut dire s’inscrire sous l’un des deux statuts possibles (artiste-auteur ou micro-entreprise – moins avantageux, utile surtout si on a d’autres activités entrepreneuriales à mettre sous ce statut, comme c’est mon cas personnellement avec mes activités de coaching et formation en ligne).
Là où je ne sais pas trop te dire c’est sur le « en pratique », notamment ce qui est toléré pour les faibles revenus.
Si tu gagnes moins de 1 000€ (par exemple) par an, peut-être qu’une simple déclaration aux impôts lors de ta déclaration annuelle de revenus peut être tolérée (catégorie « Bénéfices Non Commerciaux). C’est le seuil que je donne dans le Chapitre 1 (« Cadre juridique ») de mon livre.
Bonjour la communauté ! J’ai beaucoup apprécié cet article qui correspond vraiment à ce que je recherchais ! Petite question à 2 sous : les droits d’auteur.e restent bien la propriété de l’auteur.e avec Amazon ? Pas d’entourloupe à l’américaine ?
Bonjour Isabelle,
Ravie que tu aies apprécié l’article !
Oui, tu conserves tes droits d’auteur sur Amazon.
Quand tu t’auto-édites sur Amazon, tu restes 100% propriétaire de ton livre. C’est toi qui publies ton livre (via le site KDP) au tarif que tu désires puis Amazon te paye mensuellement le montant des ventes générées, auquel a été retranché le prix de l’impression (c’est de l’impression à la demande) et la commission d’Amazon.
Merci pour ta réponse. J’ai une autre question : je vois sur ta boutique que ton livre est vendu à la fois neuf et à la fois d’occasion. Dans ce dernier cas c’est un autre vendeur qui revend ton livre, n’est-ce pas ? Est-ce que tu touches quelque chose sur ce vendeur lorsqu’il revend ton livre d’occasion ? Merci pour ta réponse.
Bonjour Isabelle,
Ah ben ça, c’est une première pour moi ! (première fois que mon livre est vendu d’occasion via un circuit officiel / visible). Ça se fête ! Haha
Malheureusement, non, aucun auteur ne touche d’argent sur ses livres vendus d’occasion. Les revenus d’auteur ne sont reçus que pour la vente de livres neufs.
Seul le vendeur du livre d’occasion perçoit des revenus.
En revanche, le passage du livre dans les mains de nouvelles personnes peut avoir un effet ricochet positif, différemment : si les lecteurs aiment bien le style de l’auteur et ce qu’ils ont appris dans le livre, ils peuvent décider de ce se renseigner sur l’auteur et de voir s’il a écrit d’autres livres. Ils peuvent se rertouver à acheter un livre neuf, à partir de celui qu’ils ont acheté d’occasion. Donc les livres d’occasion ne contribuent pas au porte-monnaie de l’auteur de façon directe mais peuvent contribuer à sa notoriété / visibilité (davantage que si le livre était resté enfermé sur une étagère chez celui qui l’a acheté ; sauf si celui-ci en parle autour de lui sans le revendre).