Mes aspirations

Le Manifeste des Nouveaux Travailleurs : Le travail occupe un tiers de notre temps, passons-le sur quelque chose qui nous fait vibrer !

Homme face aux montagnes et portant une cape "Land of the dreamer"

Le projet LesNouveauxTravailleurs porte une intention (aider chacun à être plus épanoui au travail), qui repose sur une vision particulière du travail. Aujourd’hui, j’aimerais vous partager cette vision. Car je crois que les êtres humains connectent beaucoup plus entre eux quand ils partagent leur vision et les choses qui les motivent profondément. Et vous en saurez bien plus sur le projet au travers de cette vision que n’importe quoi d’autre.

Quand j’ai terminé mes études et que je suis entrée dans le monde du travail, j’ai été choquée par le nombre de personnes qui n’étaient pas heureuses au travail. J’entendais beaucoup de personnes parler du travail comme quelque chose de douloureux, qu’elles préfèreraient ne pas faire.

Moi j’avais toujours bien aimé l’école, travailler, étudier…Donc je voyais le travail comme quelque chose de positif. J’avais envie d’y aller. J’avais HÂTE d’y aller. Mais quand j’ai senti cette ambiance globale morose, négative, voire dangereuse (les burn-outs, les suicides), je me suis dit “Mais qu’est-ce qu’il se passe ?! Comment est-ce possible qu’autant de gens soient en souffrance ? Et, surtout, comment se fait-il que ça reste comme ça ?!”.

Puis j’ai fait un calcul simple : combien de temps passe-t-on à travailler dans une vie ? La réponse : huit heures par jour et quarante ans par vie en moyenne. Huit heures par jour, c’est un tiers de notre temps. Quarante ans, si on vit cent ans, c’est entre un tiers et la moitié de notre vie. Comment peut-on passer un tiers de notre temps de vie à faire quelque chose que l’on n’aime pas ?!

“On a deux vies. Et la deuxième commence quand on se rend compte qu’on n’en a qu’une.” – Confucius.

Cette citation de Confucius résume bien le déclic que j’ai eu le jour où je me suis rendu compte que le travail représentait un tiers de notre vie. J’ai réalisé que je n’avais qu’une seule vie et que le temps était la seule ressource que je ne pouvais pas contrôler. Le temps coule et on n’y peut rien. On peut accumuler de l’argent ou des ressources matérielles. Mais on ne peut pas se garder un peu de temps dans la poche pour l’utiliser plus tard. Chaque minute dont on ne profite pas MAINTENANT est perdue. Pour toujours. Et on s’est rapproché du moment où on n’aura plus le droit à aucun temps (le jour de notre mort).

Et que pensera-t-on ce jour-là ? Sera-t-on satisfait de la manière avec laquelle on aura dépensé notre temps ? Aura-t-on le sentiment d’avoir profité pleinement du temps qui nous était accordé ? Sera-t-on heureux de la manière avec laquelle on aura utilisé ce tiers de temps occupé par le travail ? D’ailleurs, ça me fait penser à un poème que j’ai écrit :

Que fais-je de ma ressource la plus chère ?
Celle que je ne peux acheter,
Ni hériter de mon père ?
Celle de chaque instant,
Passé, futur, mais surtout présent.
Que fais-je de cette ressource limitée ?
L’utilisai-je pour vivre mes rêves
Et pour en établir le plan ?
L’exploitai-je pour ne pas regretter ?
Vivai-je suffisamment ?
Je me demande : que fais-je de mon temps ?

Dans notre société, en plus, on a la culture de la retraite. Il y a cet état d’esprit ambiant qui dit “Trime pendant quarante ans et profite de ta retraite après”. Sauf que quand tu es à la retraite, tu n’as plus le dynamisme et les envies d’antan. Pourquoi ne pas pouvoir vivre nos envies au fur et à mesure ? J’avais adoré un article où son auteur expliquait que, tous les sept ans, il prenait un an de vacances. En gros, il répartissait sa retraite tout au long de sa vie. Je trouve ça génial ! N’est-ce pas un super moyen de profiter au fur et à mesure ?

J’ai peur d’une chose : que les gens, sur leur lit de mort, regrettent de ne pas avoir utilisé ce tiers de temps autrement, à faire quelque chose qu’ils aimaient vraiment. J’ai peur pour eux. J’ai peur qu’ils soient tristes. Et je n’ai pas envie que les gens soient tristes. A quoi bon vivre si c’est pour regretter tout ce qu’on n’a pas fait quand on arrive à la fin, au moment de la clôture, du tomber de rideau ? C’est le dernier souvenir qu’on emporte et qu’on laisse. Ne veut-on pas qu’il soit positif ?

“Il vaut mieux avoir des remords que des regrets.”

(Remords = quand on a fait quelque chose et qu’on regrette de l’avoir fait ;

Regret = quand on n’a PAS fait quelque chose, et qu’on regrette de ne PAS l’avoir fait)

Je crois sincèrement que l’on peut prendre du plaisir à travailler. Quand on fait quelque chose qu’on aime et pour quoi on est doué, ça peut vraiment être un énorme kif, nous faire vibrer. Et c’est ça que je veux faire avec LesNouveauxTravailleurs : vous aider à trouver ce qui vous fait vibrer, votre “flow” (état mental où on est absorbé par ce qu’on fait et qu’on perd la notion du temps, tellement on kiffe), vos talents naturels, ce que vous avez envie d’apporter au monde.

“Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie.” – Encore notre cher ami Confucius

Je crois que chacun a des talents naturels, est unique, avec une personnalité et un potentiel qui lui sont propres. Chacun a une singularité bien particulière. Et c’est probablement une des choses qui me fascine le plus en ce monde.

Je crois aussi qu’utiliser ces talents et cette singularité au travail nous rend plus heureux, et nous permet d’avoir un valeur ajoutée bien plus grande sur le monde que quand on ne les utilise pas. Car quand on fait quelque chose qu’on aime vraiment et dans lequel on est bon, on y prend davantage de plaisir, on est plus créatif, plus motivé, on a davantage ENVIE, et en plus on le fait bien.

Je crois aussi qu’en prenant le temps de nous reconnecter à nos valeurs, à la trace qu’on aimerait laisser dans ce monde, à ce qu’on veut apporter à autrui, on choisirait des boulots avec un impact bien plus positif sur le monde, avec du sens, et on accepterait moins d’occuper des “bullshit jobs”.

J’en ai assez qu’on se demande “Et toi qu’est-ce que tu fais dans la vie ?” quand on rencontre quelqu’un. La bonne question est “Pourquoi as-tu choisi de faire ce que tu fais ? Qu’est-ce que tu essayes de créer ? Quel impact cherches-tu à avoir ?”.  Arrêtons de poser la banale question “Et toi tu fais quoi dans la vie ?” et remplaçons-la par des questions en “Pourquoi”. Faisons prendre conscience aux gens qu’ils occupent des bullshit jobs et qu’ils sont en train de gâcher leur tiers de vie. Et n’oublions pas de nous poser la question à nous-mêmes.

La question “Pourquoi” peut aussi réveiller ceux qui vivent la vie imaginé par d’autres pour eux. Ceux qui font un boulot parce que ça rendrait leurs parents fiers. Parce qu’ils ne savaient pas quoi faire et qu’on leur a dit qu’il y avait cette option. Parce que “ça fait bien” d’être en finance, en audit ou en conseil. On vit trop la vie que les autres veulent pour nous. Mais c’est NOTRE vie. Et on n’en a qu’une. Donc arrêtons de vivre pour les autres et commençons à réfléchir à ce que NOUS voulons pour nous-mêmes. Comment voulons-NOUS utiliser ce tiers de temps ?

Ne nous basons pas sur les critères de succès définis par les autres. La réussite n’est pas universelle. Elle n’est définie ni par l’argent, ni par un haut poste dans une entreprise, ni par un mariage avec enfants, ni par le fait d’avoir monté une boîte, ou encore de posséder une voiture chère. La réussite est définie par des critères personnels. Demandons-nous quels sont NOS critères de réussite. Qu’est-ce qui fera que JE suis satisfait de ma vie et que j’en serai fier en fin de vie ?

Arrêtons de voir le travail avant tout comme un moyen de payer le loyer et les factures. L’argent n’est qu’un moyen, ce n’est pas une fin. L’argent est une modalité. Un “dommage collatéral”. La première question à se poser n’est pas “combien je veux gagner”. C’est “Quel est mon boulot de rêve ? Celui dans lequel je pourrais être la meilleure version de moi-même, exploiter au maximum mon potentiel, remplir ma mission de vie ?”.

Et ensuite seulement demandons-nous comment mettre un modèle économique sur ce boulot de rêve. Si c’est le salariat, c’est plus facile. Autrement, il faudra se creuser un peu plus la tête. Ce ne sera pas facile. Car à l’école, on nous apprend à trouver un emploi, pas à imaginer notre travail idéal puis à trouver le bon modèle économique à mettre dessus. Mais veut-on faire le choix de la facilité ou le choix du bonheur ? LesNouveauxTravailleurs vote bonheur. Si vous voulez opter pour la facilité, ne restez pas ici, car ce n’est pas ce qu’on va faire. On choisit le bonheur.

Vous savez quelle est la deuxième raison pour laquelle ce sera difficile ? Parce qu’il va falloir apprendre à vous connaître. Et apprendre à se connaître, c’est un boulot de tous les jours. C’est une réflexion permanente. Ca non plus on ne nous a pas appris à le faire. Et c’est pour cela qu’on fait tant de mauvais choix dans nos vies professionnelles. On ne sait pas ce qu’il nous faut. On ne sait pas ce qui est bon pour nous. On ne sait pas de quoi on est réellement capables. On ne se connaît pas suffisamment.

“Connaîs-toi toi-même” est un conseil que l’on a donné aux Hommes depuis le cinquième siècle avant Jésus-Christ. Cette phrase philosophique est inscrite sur le temple de Delphes en Grèce et a été reprise par Socrate. Mais à chaque naissance, il faut recommencer de zéro. Car c’est à chacun d’apprendre à se connaître. Personne ne peut le faire pour nous.

Pour une référence plus récente, Idriss Aberkane, qui a conceptualisé la matrice Love-Can Do, nous dit : “Vous connaître vous-mêmes est votre devoir le plus absolu dans la vie. Tant que vous le négligez, vous n’êtes pas libres. Tant que vous laissez les autres le définir, vous laissez les autres vous définir, vous n’êtes pas libre.”

 

Si vous vous reconnaissez dans cette vision du travail, bienvenue dans la communauté des NouveauxTravailleurs, ceux qui cherchent un travail qui les fait vraiment vibrer puis trouvent des solutions pour en vivre. Ceux qui souhaitent vivre la vie qu’ils veulent vraiment vivre, plutôt que de vivre celle qu’ils se sont imposée pour répondre aux attentes des autres. Ceux qui osent faire un travail dans lequel ils s’éclatent plutôt que de mourir à petit feu dans un travail dans lequel ils ne s’épanouissent pas. Ceux qui osent devenir la meilleure version d’eux-mêmes grâce à leur travail. Ceux qui veulent créer la meilleure version de leur vie possible. Car il n’y aura qu’une version. Car on n’a qu’une vie.

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Je vous quitte sur cette citation : “Le plus cadeau que vous puissiez vous faire est celui de votre propre transformation” – Lao tseu

Credit photo : Nathan Dumlao via Unsplash

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