Nomadisme Digital

Mes Challenges depuis que je suis devenue Digital Nomad

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Mes Challenges de Digital Nomad

Dans un article précédent, j’ai parlé de mon Bilan des deux premiers mois de nomadisme digital, qui est plutôt positif. Mais, malgré tout ce positif, il y a quand même des challenges qui sont rentrés dans ma vie. Dans cet article, j’en liste quatre.

Cet article est disponible au format vidéo :

Challenge n°1 : Productivité

Moins productive à cause des gens autour de moi dans mon espace de travail

Quand j’étais à Paris, je travaillais toute seule, souvent depuis mon appartement, ou depuis des cafés. Ici je travaille toujours depuis mon appart’ et depuis des cafés, sauf que dans mon appart je suis en coloc avec d’autres personnes qui travaillent à côté de moi, ce qui est super cool.

Mais, du coup, plus de personnes autour de soi, ça veut dire “plus de distractions, plus de bruit”. C’est difficile pour moi de m’isoler. Parce que je comme je partage aussi ma chambre, si je veux m’isoler dans ma chambre pour faire un travail créatif par exemple, peut-être que ma coloc va être là donc je ne vais pas pouvoir.

En conclusion, c’est difficile pour moi de pouvoir travailler de longues heures sans interruptions, et vraiment faire du travail en profondeur. Donc ça affecte beaucoup ma productivité.

Moins productive à cause de l’envie de passer du temps avec la communauté

Ensuite il y a aussi le fait que les personnes de la communauté WifiTribe proposent de partir faire des activités : un volley à 15h30, prendre la demi-journée pour aller visiter la ville. C’est difficile pour moi de dire “non”, car je suis aussi venue pour vivre ces moments avec ces personnes-là.

A chaque fois je dois arbitrer entre “non, il faut que je reste travailler”, ou “je pars faire ça”. Et très souvent je choisis de vivre les activités pour profiter des personnes avec qui je suis. Donc, forcément, ça affecte aussi ma productivité, parce que ça me casse dans mon rythme, dans mon travail.

Moins productive à cause de l’envie de visiter le pays

Il y a aussi le fait que j’ai envie de profiter du pays, car pourquoi être ici si c’est pour rester enfermée dans mon appart’ qui ressemble à n’importe quel autre appart’ ? Donc c’est vrai que parfois je vais prendre une demi-journée pour aller visiter la ville, je vais faire un weekend de trois jours pour voir tout ce qu’il y a à voir là où je veux aller.

Tout ça c’est du temps que je n’utilise pas pour travailler. Et pour l’instant je me sens coupable de faire ça. Je n’arrive pas encore à rattraper, à être bien organisée pour que tout ça se passe bien.

Moins productive à cause des problèmes de Wifi

Quand on arrive dans un nouvel appartement, on regarde comment est le Wifi. Parfois le Wifi n’est pas suffisant, on est quatre à tirer dessus et du coup aucun de nous n’arrive à travailler car on n’arrive pas à se connecter.

Tout ça c’est du temps qu’on perd au début de notre séjour parfois.

Tout ça m’empêche d’être réellement productive pour l’instant dans mon travail. C’est vraiment le premier challenge sur lequel je me concentre pour améliorer le mode de vie dans lequel je suis aujourd’hui.

Challenge n°2 : Dépenses

Mon deuxième challenge c’est la gestion des dépenses.

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Quand j’étais à Paris, c’était assez simple. J’avais toujours le même loyer, toujours à peu près les mêmes dépenses, et je recevais les allocations de Pôle Emploi. Je me limitais dans mes dépenses parce que je voulais économiser au maximum pour vivre ce que je suis en train de vivre aujourd’hui.

Aujourd’hui je n’ai plus les allocations Pôle Emploi, donc je n’ai plus d’entrées d’argent. Et je suis en train d’utiliser le stock que j’ai créé avec mes économies. Je n’ai pas de flux entrant mais mon stock qui descend petit à petit. C’est un sentiment qui est nouveau pour moi, ce n’est pas facile à gérer.

Parfois j’ai envie de dépenser de l’argent, parce que j’ai envie de profiter d’être ici : partir faire du quad, faire un weekend dans la jungle (mais ça me coûte 300€). Et à côté j’essaye de me restreindre, de ne pas manger toujours dehors, d’acheter au supermarché. Mais cet équilibre, pour l’instant, il est difficile à trouver.

Challenge n°3 : Emotions

Mon troisième challenge c’est la gestion des émotions, des différentes personnalités que je rencontre, des cultures. Je suis dans un groupe international donc il y a des personnes qui viennent d’autres pays européens, il y a beaucoup d’Américains, et de Canadiens.

Je suis vraiment confrontée à des problèmes de relations interpersonnelles. Parce que des choses que je faisais en France et qui paraissaient normales, voire positives, ici, elles peuvent être perçues comme quelque chose de négatif.

Les Américains et les Canadiens sont des personnes qui mettent énormément de formes, ils disent “merci” dix mille fois, ils mettent des superlatifs tout le temps : tout est génial, tout est beau, etc. Moi je suis beaucoup plus nuancée, à seulement dire quand j’aime vraiment parce que je ne veux pas tromper les gens sur ce que je pense vraiment.

Du coup les gens d’autres cultures, notamments américaines, ont tendance à penser que peut-être je ne les aime pas, j’aime pas ce qu’on fait, que je suis morose. Voire parfois ils pensent que je suis impolie dans la manière que j’ai de dire ce que je pense.

Ce n’est pas facile à gérer. Ca remet en question ce que je pensais de moi dans un groupe et vis-à-vis des gens. Je dois faire beaucoup plus d’efforts, ça me demande un gros travail sur moi : changer ma communication, apprendre à parler “américain”, pas seulement en anglais, mais parler aussi avec leurs manières de dire les choses, avec les superlatifs…

Challenge n°4 : Rencontrer des locaux

Mon quatrième et dernier challenge, c’est le fait de rencontrer des locaux et d’avoir le sentiment de vivre là où je suis. C’est vraiment un sentiment que j’ai envie d’avoir, je n’ai pas envie d’être une simple touriste. C’est pour ça que je suis contente de rester au moins quatre semaines dans chaque endroit.

Mais comme je suis avec ce groupe d’internationaux, pas des locaux, c’est difficile d’avoir vraiment le sentiment que je suis ici, à Rio, que je vis ici. Parce que je fais beaucoup de choses avec le groupe WifiTribe, moins de choses avec des locaux.

Du coup c’est un challenge car j’ai envie de trouver ce sentiment. Je suis en train de chercher comment je peux faire pour rencontrer davantage de locaux. Etre peut-être un peu plus indépendante de temps en temps : laisser le groupe et vivre mes propres expériences.

En conclusion, j’ai ces quatre gros challenges que je rencontre. De chapitre en chapitre, à chaque fois que je change de lieu, j’essaye d’améliorer des choses par rapport à ces challenges-là.

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Ces challenges me font penser au livre L’art subtil de s’en Foutre de Mark Manson. Dedans il dit “il n’y a pas de situation sans problème” : à chaque fois qu’on change quelque chose dans notre vie, qu’on adopte un autre mode de vie, il y a toujours des problèmes qui arrivent avec ce changement.

Mais la question à se poser quand on veut être heureux c’est “Quels sont les difficultés, les problèmes, les challenges que je suis prêt(e) à accepter d’avoir dans ma vie”.

Et moi j’ai vraiment l’impression que ces quatre challenges que j’ai cités sont des challenges que ça ne me dérange pas d’avoir. C’est pas facile, ça me demande des efforts, ça serait plus simple s’ils n’étaient pas là. Mais à la fois c’est quelque chose qui me permet de me développer personnellement, et ce sont des challenges qui sont quand même positifs et qui peuvent m’apporter de par leur difficulté.

Donc même si j’ai ces quatre nouveaux challenges avec ce mode de vie, je continue de penser que je suis super contente d’être ici, d’avoir choisi ça, et j’espère que ça va continuer.

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