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Slasheur | Témoignage de Charly Martin : Développeur Web / Professeur de code / DJ

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Charly Martin, Slasheur : Développeur Web / Professeur de code / DJ

Charly Martin a 28 ans et un profil de slasheur un peu particulier puisqu’il travaille aussi en Remote, et voyage dans différents pays.

Premier Slash : Développeur Web en Remote

Comment es-tu devenu développeur Web en Remote ?

J’ai fait des études dans le commerce à Toulouse Business School, durant lesquelles j’ai pas mal voyagé. Fin 2015, je suis finalement rentré en France et la suite logique était de chercher un travail, mais les postes qui correspondaient à ma formation ne m’emballaient pas du tout.

Puis j’ai découvert le concept du Remote et du Nomadisme Digital en rencontrant Rodolphe (le créateur de Remotive) chez Hubsy (espace de coworking) début 2016, juste après mon Ecole de Commerce. Rodolphe bossait en Remote chez Buffer à l’époque. En lisant davantage sur le sujet, j’ai su que ce style de vie et cette liberté étaient ce que je voulais faire. Du moins pendant quelques années.

Courant 2016, j’ai eu l’opportunité de faire la formation Le Wagon à Bordeaux. Ca a complètement changé ma vie ! Ca a m’a ouvert les yeux sur ce que je voulais faire et la liberté que ces compétences offraient. J’ai donc continué sur cette voie en travaillant comme Développeur Web en remote depuis Bordeaux. A cette époque, je m’occupais également de mon père qui était malade, je ne pouvais donc pas trop partir. Ce type de missions freelance me permettaient donc de concilier les deux.

Depuis septembre 2016, je travaille avec Hubsy comme Développeur Web, en freelance. J’ai commencé en Remote depuis Bordeaux puis j’ai déménagé à Sydney en novembre 2016, puis suis revenu en France en mai 2018. Je suis le seul en Remote car les fondateurs et employés gèrent les espaces à Paris.

Je travaille avec les co-fondateurs sur des missions spécifiques, et non pas en continu. Ils me disent ce qu’ils souhaitent développer, on en discute et je leur propose un plan d’action. Ensuite je gère le développement de mon côté, en incluant leur feedback régulier. C’est très smooth comme organisation !

Comment as-tu géré ton travail à distance depuis Sydney ?

J’avais choisi l’Australie pour la bonne qualité de vie et l’état d’esprit des gens, très chill. il me restait six mois à faire sur mon PVT lors de notre appel. J’ai ensuite travaillé avec Le Wagon en Visa de Travail sur le lancement de leur campus à Sydney pendant quasiment un an. Les choses n’ont pas marché aussi bien qu’on le souhaitait donc je suis rentré en France. Mais on travaille toujours ensemble sur d’autres campus.

A Sydney, je bossais depuis Fishburners, un des plus gros espaces de coworking de la ville, qui était juste à côté de chez moi. Avant de bosser avec Le Wagon, je faisais en sorte de faire 8h-16h, quatre jours par semaine. Je gardais le reste pour visiter la ville, sortir, aller à la plage, avoir une vie après le travail. C’est très facile à faire en Australie car tout le monde est dans cet état d’esprit. Ensuite, mes semaines étaient bien plus intenses !

Côté organisation, j’ai mes objectifs à court-terme (trois à six mois) et je planifie mes semaines/journées en fonction. J’organise ma semaine à venir le dimanche soir, puis la veille je liste les deux ou trois tâches à accomplir le lendemain. Je me limite à trois pour avoir du temps pour le reste.

Pour lutter contre la procrastination, j’ai enlevé les notifications des réseaux sociaux de mon téléphone. J’ai juste gardé Messenger et Slack pour communiquer, tout le reste rentre dans la catégorie “non-urgent”, voire “nuisible” donc je les consulte depuis mon ordi seulement. J’ai même récemment désactivé mon compte Facebook, et pour l’instant ça ne me manque pas 🙂

Quels avantages et désavantages ce mode de travail t’a-t-il apportés ?

Ca te procure une énorme de liberté. Tu choisi où tu vis, d’où tu travailles et avec qui. Tu es maître de ton temps, tu n’es plus à la merci de quelqu’un.

Mais trop de liberté peut aussi être effrayant au début car si tu ne te mets pas de barrières, tu peux très vite te retrouver à ne rien faire. Ca m’est arrivé au début. Quand tu changes d’endroit, il faut aussi retrouver un logement, un endroit où travailler, se rétablir une routine. Et trouver des gens qui font comme toi est compliqué car ce n’est pas démocratisé partout. Je me suis senti isolé parfois, notamment à Sydney où tu es loin de tout, de tes proches et tes amis.

Deuxième Slash : Professeur de code

Comment es-tu devenu professeur de code ?

Je travaille maintenant régulièrement avec Le Wagon, comme professeur de code sur leurs différents campus dans le monde. J’ai commencé par Shanghai et Chengdu en 2017, puis Sydney et Melbourne début 2018. Certainement l’Amérique du Nord et l’Europe dans les prochains mois. Une session Le Wagon dure neuf semaines donc ça donne la possibilité d’en faire trois ou quatre par an.

Pourquoi as-tu choisi d’ajouter cette activité à ton activité de Développeur Web freelance ?

Ma première expérience de professeur a commencé un peu par hasard. J’ai été contacté par le manager du Wagon en Chine sur le Slack des alumni, il cherchait des personnes ayant fait Le Wagon en Asie Pacifique, pour venir enseigner quelques modules sur ses deux campus. A l’époque je me trouvais en Australie et j’ai accepté.

J’ai beaucoup aimé cette expérience, j’ai donc décidé de continuer ! C’est très complémentaire avec mon activité de freelance, et bien plus sociale aussi. Et je me suis rendu compte qu’enseigner était aussi une super manière de continuer d’apprendre.

Je raconte l’histoire de façon plus complète dans un article Medium.

Peux-tu nous parler de ton troisième Slash : DJ ?

J’ai commencé à être DJ en Australie. D’abord dans des soirées en appartement, puis en bar. Et j’ai adoré ça ! C’est quelque chose que je compte bien reprendre en France.

Pendant un temps, j’avais aussi un quatrième Slash : un projet pour digital nomads. Il s’agissait d’une carte où tu pouvais dire “Je serai à tel endroit à tel moment” et voir où sont les gens. Je l’ai poussé pendant six mois avec l’aide de deux personnes australiennes rencontrées à Fishburners. J’ai dû le mettre en pause quand j’ai commencé à bosser avec Le Wagon. Il n’était pas possible de faire les deux.

Qu’apprécies-tu dans le fait d’être Slasheur ?

La diversification des identités et des revenus. Si une activité me gonfle, ou c’est une période un peu creuse, je peux me tourner vers une autre. Pour l’instant mes revenus ne viennent que de mes activités de freelance et prof, mais je compte bien pousser la partie DJ en 2019 !

Quelles difficultés rencontres-tu en tant que Slasheur ?

La principale difficulté est de pouvoir allouer suffisamment de temps à toutes les activités. Mes activités web sont très prenantes, c’est très facile de faire passer la musique à la trappe, c’est d’ailleurs ce qu’il se passe très souvent… Il faut que je sois plus rigoureux sur ce point 🙂

Que t’inspire cette interview ?

Qu’as-tu pensé du témoignage de Charly ? Partage-le nous en commentaires ! 😀

Le site de Charly : https://charlymartin.me/

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2 réflexions au sujet de « Slasheur | Témoignage de Charly Martin : Développeur Web / Professeur de code / DJ »

  1. Je me rends compte d’une chose en lisant ce témoignage de slasheur et en repensant aux amis slasheurs avec qui je discute, c’est souvent la partie artistique des slashs qui passent à la trappe car moins facilement rémunératrice. Quel dommage ! Je lui souhaite de dégager du temps pour la musique !!!

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