Nomadisme Digital

4 Manières de Voyager en étant Payé

Backpack et chapeau
Temps de lecture : 4 minutes

Voyager en étant payé, c’est possible. Nous sommes de plus en plus nombreux à souhaiter voyager plus souvent, et plus longtemps. On ne veut plus attendre la retraite pour profiter du temps que l’on a pour voyager. Certains ne veulent plus voyager uniquement sur la période de congés proposés par l’entreprise. On rêve de grands voyages, où on passe plusieurs mois, voire plusieurs années à l’étranger, en bougeant régulièrement. La grande question est : comment faire pour trouver un moyen d’avoir une rémunération pendant qu’on voyage ?

Dans cet article, je liste quatre options qui permettent de voyager régulièrement et sur du relativement long-terme, tout en étant payé. Je dis bien “voyager” et pas “vivre à l’étranger”. En effet, c’est différent de vouloir se poser quelque part à l’étranger et de vouloir être plus “nomade”. Dans le premier cas, on peut envisager de trouver un CDI chez un employeur local ; ou bien on peut saisir des opportunités avec une durée déterminée à l’avance (VIE/VIA ; fille/garçon au pair).

Comment faire pour être rémunéré quand on veut visiter plusieurs pays sur du moyen ou long terme ? C’est à cette question que l’on répond.

1) Digital Nomad : exercer son métier à distance

Il est de plus en plus facile de trouver une bonne connexion Internet dans de nombreux endroits du monde. Il devient donc possible de travailler sur son ordinateur depuis tous ces endroits.

La nécessité pour que cette option soit réalisable est d’avoir un métier qui puisse s’exercer dans ces conditions. C’est le cas de nombreux métiers du web et d’autres qui se font de plus en plus à distance :

  • Développeur web
  • Rédacteur web
  • Webmarketer
  • Chef de produit ou projet web
  • Traducteur
  • Tutorat et l’enseignement des langues (par Skype)
  • Coach, psychologue, consultant
  • Entrepreneur du web
  • Blogueur ou Youtuber → Mais il faut trouver un modèle économique qui permette de gagner sa vie

C’est ce qu’on appelle le nomadisme digital.

Certains de ces métiers peuvent s’exercer de façon indépendante, mais on peut aussi faire partie d’une entreprise (notamment les quatre premiers métiers cités). On parlera alors de travailleur “remote”.

Si on est indépendant, on travaille à distance par rapport à ses clients. Si on est salarié, on travaille à distance par rapport à son employeur.

2) WWOOfing et équivalents : échanger ses compétences ou sa main-d’oeuvre contre le logement

Partout dans le monde, il existe le principe du WWOOFing : aider dans une ferme agricole écologique en échange du gîte et du couvert. Dans ce cas de figure, on n’est pas rémunéré, mais on ne paye ni logement ni nourriture, ce qui permet déjà de réduire largement ses coût. Le reste (transport, activités) devra être payé avec autre chose (soit des économies, soit avec l’option numéro 3).

Le WWOOFing est une réelle opportunité de rencontrer la culture locale et de se ressourcer dans un milieu rural : on vit avec une famille locale, et on découvre des pratiques écologiques.

Le même principe existe pour apporter n’importe quelle aide à des particuliers (HelpX), garder leurs maisons, leurs animaux.

3) Trouver un boulot court-terme sur place

Dans certains secteurs, il est relativement aisé de se faire embaucher pour une courte durée, même sans expérience(dans certains pays). Dans les milieux urbains, ça pourra être la restauration. Dans les milieux ruraux, ce sera plutôt du travail dans les “champs”. Le “fruit-picking” (ramassage de fruits) est assez répandu en Australie et Nouvelle-Zélande, plutôt facile à trouver et les employeurs ont l’habitude des étrangers. Ramasser les mandarines, empaqueter les kiwis, trier les cerises….

Ce travail peut être difficile (jusqu’à 13 heures par jour dans une chambre froide à 7°C, ou 9 heures par jour courbé à ramasser les fraises au sol). Mais il rapporte bien. Ceux qui font ça peuvent souvent renflouer les caisses en mettant de côté tout ce qu’ils ont gagné en faisant ce travail. En revanche, vu le nombre d’heures travaillées, cela laisse peu de temps pour faire autre chose que ce travail quand on est sur place.

Il n’y a pas que le fruit-picking (bien qu’il soit largement répandu) mais c’est pour donner l’idée générale que l’on peut être payé en échange de sa main-d’oeuvre, même quand on n’a jamais exercé ce métier.

4) Trouver des clients au fur et à mesure

Récemment, j’ai rencontré (virtuellement) une digital nomad qui, au lieu de travailler à distance pour des clients en France, trouve ses clients au fur et à mesure qu’elle voyage. Elle, est développeuse web, mais cela pourrait s’appliquer à tout un tas d’autres métiers de “freelances” où l’on effectue des missions : rédacteur, traducteur, growth hacker, graphiste, webdesigner, spécialiste SEO…

La principale barrière pour trouver des clients sera la langue. Pour toutes les destinations où l’on parle français, pas de soucis. En anglais, pour certains métiers, ça passe encore. Mais s’il faut travailler en japonais ou chinois quand on ne le parle pas, ça risque d’être plus compliqué.

Et encore d’autres opportunités de voyage…

Il existe encore d’autres opportunités pour voyager régulièrement. Certains prennent un mi-temps de six mois puis voyagent les autres six mois (avec, forcément, un budget limité, mais qui peut faire l’affaire).

D’autres prennent une année sabbatique et reviennent à leur travail après. Ou bien partent un an en tour du monde, avec un projet bien précis et ficelé financé par des sponsors.

S’il est encore temps pour toi de choisir un métier ou d’en changer, tu peux aussi opter pour un métier qui amène à passer du temps à l’étranger pour le compte de l’entreprise pour laquelle on travaille. Selon les métiers, tu pourras avoir un pied-à-terre en France et voyager souvent, ou bien passer ta vie entre plusieurs pays qui t’ont été atrtibués pour l’exercice de ton métier. Quelques métiers et secteurs qui permettent souvent de passer du temps à l’étranger :

  • Tourisme
  • Journaliste/reporter
  • Certains postes en ONG (chargé de mission…)
  • Certains postes dans les Club Med et équivalents (Chargé de mission développement durable ai-je vu quelque part par exemple, avec changement de club toutes les deux semaines, à l’étranger)
  • Animateur de séjours linguistiques, colonies de vacances à l’étranger…
  • Hôtesse de l’air
  • Travailler sur un bateau de croisière
  • Maître de conférence
  • Musicien en tournée

 

Es-tu attiré(e) par l’une de ces options pour voyager en étant payé ? Dis-moi laquelle (ou lesquelles) en commentaires 🙂

Crédit : Photo by Pablo E. Ortiz on Unsplash

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