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Digital Nomads : Vivre et Travailler dans un Bus | Les projets d’Alexia et Arnaud, de Made in Bus

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Digital Nomas en Bus : Alexia et Arnaud

Vivre et travailler dans un bus, ça te fait rêver ? Découvre comment Alexia et Arnaud ont monté ce projet et comptent vivre et gagner leur vie sur la route. Un exemple de couple de Digital Nomads, mais aussi Slasheurs (ils ont plusieurs projets).

Ce témoignage est également disponible au format vidéo et audio :

4 projets pour être Digital Nomad

Alexia et Arnaud veulent multiplier les activités pour gagner leur vie et se faire plaisir. Ils ont donc quatre projets, plus ou moins avancés à ce jour.

Entreprise de développement informatique

Arnaud a une entreprise de développement informatique. Créée fin 2018, c’est aujourd’hui la principale source de revenus du couple. Mais l’idée est d’ajouter les autres projets au fur et à mesure, et d’avoir de nouvelles sources de revenus.

Made in Bus : aménagement de véhicule

Alexia et Arnaud sont en train d’aménager un autocar, pour vivre dedans (voyager, être sur la route, travailler depuis le car…).

Pour apprendre à aménager un autocar, Alexia et Arnaud ont dû passer beaucoup de temps à chercher des informations sur Internet.

Pour faciliter l’aménagement de véhicule pour les autres, ils vont créer un site d’aménagement de véhicule, “Made In Bus”.

Plateforme e-commerce de producteurs locaux

En plus de ces deux premiers projets, Alexia et Arnaud veulent créer une plateforme e-commerce de produits locaux (fruits, légumes, huiles, savon…).

Blog de voyage

Enfin, ils vont également créer un blog de voyage. Ils y publieront des documentaires autour de tout ce qui est “alternatif”, hors du commun : permaculture, aquaponie, écoles alternatives, habitation insolite… 

Le but : “offrir des alternatives à une vie qui ne convient pas à tout le monde au niveau des valeurs, montrer le “vivre autrement”, vivre mieux avec moins.”

Pourquoi devenir Digital Nomads ?

Une maison à une heure de route de la ville, c’est non

À la base, Alexia et Arnaud cherchent une maison avec jardin.

Avec leur budget, leurs seules possibilités se trouvent à une heure de route de la ville.

Vivre là-bas nécessiterait l’achat d’une deuxième voiture, et tous les frais qui vont avec les deux heures de trajet quotidiens.

Passer ce temps-là ne leur dit rien.

Et, par conscience écologique, ils ne veulent pas passer deux heures en voiture pour aller travailler non plus.

Pas vraiment de vacances s’ils installent à Grenoble

En plus de la question du trajet domicile-travail, il y a celle des vacances.

La famille d’Alexia vit à Bordeaux, celle d’Arnaud à Belfort.

En vivant à Grenoble, le temps de vacances disponible au couple risquerait d’être passé à rendre visite à une famille puis l’autre.

Un documentaire leur donne l’idée de voyager en van

Sur Internet, Alexia voit un reportage sur des personnes qui vivent en van. Le rêve. Avec son boulot de développeur informatique, Arnaud pourrait adopter ce mode de vie.

Mais comment faire pour Alexia, qui bosse alors chez McDo ?

Avec un BTS en montage audiovisuel, cela paraît possible.

Alexia et Arnaud se lancent donc dans l’achat d’un bus de 12 mètres de long, pour l’aménager et adopter ce mode de vie alternatif, “sur la route”.

Puis l’idée de Made in Bus leur vient, et c’est ainsi qu’Alexia trouve son nouveau travail.

La transition d’Arnaud et Alexia vers de mode de vie nomade

La transition d’Arnaud

Arnaud avait déjà quitté son emploi, pour faire valoir ses compétences à leur juste valeur. Pour ce faire, il crée son entreprise en décembre 2018.

Pour lui, passer nomade, c’est l’opportunité de toucher plus de clients. Plutôt que d’être cantonné à Grenoble, il peut avoir des clients partout en France. Ca ouvre le champ des possibles.

Dès le début, il travaille avec des personnes à distance, qui ne voient pas de problème au fait qu’Arnaud soit nomade.

 

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La transition d’Alexia

C’est la deuxième fois qu’Alexia quitte tout dans sa vie pour repartir de zéro. La première fois, c’était en 2017, pour rejoindre Arnaud à Grenoble. Nouvelle ville, pas de réseau professionnel…

Après une mauvaise expérience en alternance dans son BTS de montage audiovisuel, Alexia n’a pas envie de retrouver un emploi dans ce secteur. Et elle ne se sent pas encore assez confiante pour avoir ses propres clients, donner son avis, qu’on juge son travail…

En arrivant à Grenoble, elle suit donc une formation d’agent de voyage, mais ne parvient pas à trouver un emploi. Elle commence alors à travailler chez McDo, pour rencontrer du monde, commencer à se faire un réseau social.

Lorsqu’ils ont le projet d’aménagement du bus, Alexia quitte son emploi chez McDo pour travailler sur le bus, puis s’occuper des vidéos de communication autour du projet. Elle peut ainsi exercer son métier initial (montage vidéo), qui lui plaît, sans avoir de client direct.

 

Quel modèle économique pour tous ces projets ?

Le but est d’avoir plusieurs activités qui rapportent de manière passive.

Pas par de la publicité, ça ne les intéresse pas.

Mais le site d’aménagement de véhicule contiendra des liens d’affiliation. Quand les gens commandent sur le site, Alexia et Arnaud toucheront une commission de façon automatique. Leur “seul” travail sera donc de mettre à jour le site.

“On ne compte pas gagner énormément dessus, mais en multipliant les petits projets, ça rapporte un peu de chaque côté. La somme fera qu’on aura suffisamment pour vivre.”

“Notre but n’est pas de faire de l’argent mais de se faire plaisir, de garder notre liberté, de ne pas être esclaves d‘une source de revenus. On a envie de tester des choses. Si un projet ne fonctionne pas, ce n’est pas grave, il y en a d’autres. On ne veut pas avoir la pression de “il faut absolument avoir un truc qui fonctionne””.

 

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Quelles sont vos échéances ?

“Ce n’est pas super prévisible. On s’est donné comme deadline fin septembre 2019 pour finir le bus entièrement et prendre la route avec. Ce n’est pas possible avant car je passe le permis fin août. 

“On s’était dit qu’on irait vite pour l’aménagement, mais on n’avait pas pensé à la canicule en été. Pendant les heures les plus chaudes, c’est compliqué, ça nous ralentit.

“Pour la plateforme de producteurs, on pense la lancer vers janvier 2020, le temps de la développer”.

 

Comment avoir du WiFi dans le bus ?

Alexia et Arnaud ont acheté un routeur 4G. Ils ont choisi le forfait RED de SFR, à 20€/mois pour 100Go.

Il est possible d’acheter de grandes antennes pour avoir un meilleur réseau, maix eu ne comptent pas utiliser cette solution.

“Si ça ne marche pas dans certains endroits, on cherchera des cafés, cybercafés… Il y a beaucoup de travail qu’on peut faire hors ligne : articles, montage vidéo… On peut ne pas avoir de WiFi pendant une semaine et que ça ne nous handicape pas dans notre travail au quotidien.”

Arnaud rajoute : “Pour envoyer du code, c’est du texte, donc pas besoin de beaucoup de connexion.”

Devenir Digital Nomad : les difficultés rencontrées

Domiciliation 

La domiciliation c’est l’adresse officielle du lieu du siège de son entreprise.

Arnaud voulait une domiciliation qui scanne le courrier en temps réel, pour ne pas avoir à se déplacer pour retirer le courrier.

“On n’a pas envie de se faire domicilier chez parents. On ne veut pas ajouter nos revenus à leurs impôts, les embêter avec notre courrier. On veut garder notre indépendance. On a donc pris une domiciliation à la mairie. On a le statut de “SDF””.

Ce qui est compliqué pour eux dans la domiciliation, c’est quand on leur demande des justificatifs de domicile. “C’est handicapant pour la mise en place mais on verra comment ça se passe pour la suite. C’est plus facile d’obtenir la domiciliation quand on habite encore dans un appartement. Et à la mairie de la commune dans laquelle on a été propriétaire ou locataire en sédentaire. ”

Les a priori de l’entourage sur la vie dans un bus

Ne pas mettre les enfants à l’école

Vivre dans un bus avec des enfants ? L’entourage s’inquiète : “Un jour vous allez avoir envie d’avoir des enfants, donc le bus c’est temporaire. Il va falloir les mettre à l’école.”

Alexia et Arnaud ne sont pas d’accord : “Oui on voudra un enfant dans quelques années mais il y aura l’instruction en famille.”

Vivre dans un bus pour moins cher qu’un appartement classique

“Beaucoup de personnes ne comprennent pas qu’on puisse gagner sa vie sur Internet, ou qu’on puisse voyager à l’étranger sans que ça coûte plus cher qu’en France. Le prix de l’essence reste le même. Ca ne coûtera pas plus cher que d’aller travailler avec 2h de route par jour. Ou que de payer le loyer d’un appartement traditionnel.”

Alexia essaye de rassurer ses proches, qui angoissent.

Du côté d’Arnaud, ça va. Sa soeur fait déjà de “l’IEF” (Instruction En Famille). SA famille est mieux renseignée sur ce qui est alternatif et est donc moins angoissée.

“Ils ont du mal à remettre en question le schéma classique, mais ça ne nous empêche pas de faire notre projet.”

Assurer son véhicule

“Pour assurer le bus, c’est compliqué.Ce qui bloque c’est qu’on n’a pas le permis poids lourd alors qu’on a un poids lourd à assurer. Sans permis, les assureurs ne veulent pas assurer. Si on avait su, j’aurais passé le permis avant d’acheter le bus.”

Conseils aux aspirants Digital Nomads

“Lancez-vous ! La première barrière qu’il y a, c’est nous-mêmes. C’est tout à fait possible, il suffit de le faire. Dans toute situation, on rencontre des difficultés et on les dépasse. Quand on veut acheter un appart, on rencontre des difficultés, mais elles sont plus communes. Il n’y a pas plus de difficultés en étant nomade qu’en étant sédentaire.

“C’est plus “rentable” d’être nomade car tu ne payes pas d’impôts sur les locaux d’entreprise. Le coût de la domiciliation (40€/mois), ce n’est rien par rapport à des bureaux, avec loyer, factures et taxes.

“Il y a plein de gens qui travaillent à domicile, qui n’ont pas besoin de se déplacer chez des clients. Ces métiers peuvent être faits en nomade. Il suffit de prendre une domiciliation et après on peut le faire de n’importe où.”

Alexia : “Moi je me disais “ça va être galère, il y a tellement de choses, ne serait-ce que pour amener le bus sur place et commencer les travaux”. Ça me semblait un truc de fou. Je me suis dit “on va faire étape par étape, avancer au jour le jour, sans voir l’ensemble du projet avec toutes ses difficultés. 

 

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Où retrouver Alexia et Arnaud ?

Retrouve les photos de l’avancement des travaux du bus sur instagram : @madeinbus

Dans les prochaines semaines, ils lanceront le site Internet et la chaîne Youtube.

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