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80 hommes pour changer le monde : le livre qui m’a fait aborder l’entrepreneuriat comme un entrepreneur social

Il existe plusieurs manières d’entreprendre. Avant de se lancer, il faut se demander quel type d’entrepreneur on veut être. Quel type d’entreprise on veut créer pour qu’elle corresponde à nos valeurs et à qui l’on est. “L’entrepreneuriat social” est une façon d’entreprendre parmi d’autres. Je l’ai découvert au travers du livre  “80 hommes pour changer le monde : entreprendre pour la planète”, de Sylvain Darnil et Mathieu Le Roux en 2014, puis appliqué dans mon précédent projet PackYourSkills en 2017. Pour LesNouveauxTravailleurs, j’ai décidé de poursuivre dans cette voie car cela correspond à mes valeurs.

Note : Cet article participe à un carnaval d’articles inter-blogueurs ayant pour thème : “ Quel est le livre qui m’a (le plus) inspiré dans ma vie ? ” organisé par Katia du blog Routines Plaisir. Cliquez sur le lien suivant pour découvrir d’autres articles ayant pour thème “un livre qui a inspiré ma vie”.

Quand on m’a demandé “Quel est le livre qui a le plus inspiré ta vie ?”, j’ai tout de suite pensé à “80 hommes pour changer le monde”. Alors que je m’apprêtais à entrer en Mastère Spécialisé Entrepreneur en 2014, la lecture de ce livre a transformé ma vision de l’entrepreneuriat pour toujours et me l’a fait aborder autrement le jour où je suis effectivement devenue entrepreneure.

“80 hommes pour changer le monde” : 32 histoires d’entrepreneurs qui ont choisi d’orienter leur business sur la résolution de problèmes sociaux ou environnementaux

Au printemps 2014, alors que je me passionnais pour les startups, l’univers web et tech, et que je passais des heures à discuter avec des entrepreneurs en tout genre aux apéros entrepreneurs de Paris, le livre “80 hommes pour changer le monde” m’a présenté un entrepreneuriat d’un tout nouveau type : un entrepreneuriat “durable”.

Une initiative de deux jeunes travailleurs Français en quête d’inspiration

Suite à leur Ecole Supérieure de Commerce, Sylvain Darnil et Mathieu Le Roux travaillent quelques mois au Brésil. A la fin de leurs contrats respectifs, à 22 et 25 ans, ils sont avides de rencontres inspirantes et de voyage.

Alors que commence à germer l’idée de partir faire un tour du monde ensemble, ils choisissent de partir à la rencontre de personnalités inspirantes, pour prendre un bol d’inspiration avant de commencer leur vie professionnelle.

Il se trouve qu’ils viennent de terminer de lire la biographie de Muhammad Yunus, qui présente un nouveau modèle économique d’entreprise, bien loin de ce qu’on leur a enseigné en Ecole. Ils découvrent cet entrepreneur “hybride : entre entrepreneur créateur de richesse et activiste militant.”

A l’aube de leur vie professionnelle, Sylvain et Mathieu décident de partir à la rencontre des ces “alter-entrepreneurs”, comme ils les appellent. Ces entrepreneurs qui ne se contentent pas de dénoncer ce qui ne va pas dans le monde, mais qui incarnent le changement, qui apportent de l’espoir face à la “sinistrose ambiante”.

Ce tour du monde se terminera par l’écriture du livre “80 hommes pour changer le monde : entreprendre pour la planète”.

Un tour du monde à la rencontre de 32 entrepreneurs qui prouvent que l’on peut construire des business bons pour la planète ET qui marchent

Pendant les quinze mois où ils ont sillonné différents pays du monde, Sylvain Darnil et Mathieu Le Roux ont rencontré 32 hommes et femmes. Leur point commun : ils ont tous des projets de développement durable, et ils en ont fait une affaire rentable. Ces 32 témoignages apportent la preuve que monter un business rentable peut se faire de façon durable. Et inversement, monter un business qui met le développement durable au centre peut être rentable. Cette réalité vient contrer l’idée reçue que rentabilité et développement durable ne sont pas réellement compatibles dans le milieu entrepreneurial.

La morale du livre : beaucoup de personnes trouvent des solutions pour aller vers un monde plus positif

On n’a pas besoin d’arriver à la fin du livre pour être impacté par son contenu. Dès les premières histoires, on commence à comprendre où veulent en venir Sylvain Darnil et Mathieu Le Roux. Mais lire les 32 histoires ancre peut-être encore plus efficacement l’idée dans notre esprit. La leçon que nous apprend le livre est qu’il existe de nombreuses initiatives qui apportent des solutions concrètes et efficaces aux problèmes du monde d’aujourd’hui.

Il n’y a donc pas que des catastrophes et des faits négatifs, comme on pourrait le penser en écoutant ce que disent les médias. Il n’y a pas que la part sombre et le fatalisme. Il y a aussi des tas de personnes qui se bougent pour faire leur part et trouver des solutions. Des entrepreneurs qui décident de mettre leur vie professionnelle au service d’un monde plus positif.

“80 hommes pour changer le monde” : un livre qui m’a donné confiance dans un avenir positif à l’époque où j’étais étudiante

Le livre “80 hommes pour changer le monde” est apparu dans ma vie alors que j’étais en stage chez Suez Environnement, en troisième année d’Ecole de Commerce. Posé sur un bureau, je suis tombée dessus un peu par hasard. Un heureux hasard qui me fait écrire cet article aujourd’hui et qui a modifié ma vision de l’entrepreneuriat pour toujours.

En lisant la quatrième de couverture, je me suis identifiée aux auteurs et à leurs envies. Je venais moi aussi d’une Ecole Supérieure de Commerce, j’adorais aussi voyager, et j’avais très envie de découvrir ces “alter-entrepreneurs”. J’ai donc emprunté le livre pour le lire dans le métro.

Les 32 belles initiatives présentées dans le livre me font découvrir un entrepreneuriat “positif” à l’aube de mon Mastère Spécialisé Entrepreneurs

J’étais en plein stage, mais je savais déjà qu’à la rentrée, quelques mois plus tard, j’intègrerais le Mastère Spécialisé Entrepreneurs de mon école. J’étais passionnée par l’entrepreneuriat. Je n’avais pas moi-même d’idée de business, mais je sentais que l’entrepreneuriat correspondait à mon tempérament. J’adorais prendre des initiatives, aller plus loin que ce qu’on me demandait de faire dans mon travail, mobiliser ma créativité pour trouver des idées et des solutions.

De janvier à juillet 2014, je suis allée plusieurs fois aux “Apéros Entrepreneurs” organisés à Paris. Des soirées d’une soixantaine de personnes, entrepreneurs pour la majorité. Je discutais pendant 3 ou 4h avec eux, passionnée par toutes leurs idées. C’était des moments très inspirants pour moi. Ca me faisait envie.

Mais très peu de ces personnes avaient des business liés à un problème social ou environnemental. Il s’agissait davantage d’opportunités de marché, ou de business de services liés à leurs compétences (des agences, studios…).

C’est donc réellement le livre “80 hommes pour changer le monde” qui m’a fait découvrir ce type d’entrepreneuriat, que je qualifie de “positif”. Pour les gens, pour la planète.

Connaître cette voie entrepreneuriale, ce prisme-là, m’a permis d’intégrer mon Mastère Spécialisé Entrepreneurs avec un angle de vue complémentaire à ce qu’on m’enseignait, une idée d’orientation supplémentaire.

Ce type d’entrepreneuriat est à la jonction de mes valeurs, le secteur qui m’attire, et l’avenir professionnel que j’envisage

A la lecture du livre à l’époque, je sens que les 32 témoignages me passionnent et qu’ils font écho en moi. Je sens que c’est exactement ce que j’aimerais faire car c’est à la jonction entre mes valeurs, le secteur qui m’attire et l’avenir professionnel que j’envisage :

  • Avenir professionnel : j’allais commencer un Mastère Spécialisé Entrepreneurs donc j’envisageais de devenir entrepreneur un jour
  • Secteur : j’étais en stage chez Suez Environnement car je voulais travailler dans le secteur de l’environnement. J’avais une grande sensibilité pour les questions environnementales (je l’ai toujours ;)) et je voulais travailler là-dedans.
  • Valeurs : j’étais sensible au respect de l’homme et de la nature. L’idée de pouvoir intégrer ce respect directement dans mon travail me parlait.

Le livre m’inspire une vision positive de mon futur et celui du monde

Arrivée à la fin du livre, je me sens inspirée. Je viens de recevoir une caresse de positivisme. Des choses positives sont en cours, et ça me rassure pour mon futur et celui du monde. J’ai la sensation que les choses vont dans le bon sens, et que j’ai le pouvoir d’agir.

Je pense que chacun est libre de regarder la vie et le monde avec le filtre qu’il choisit. On peut voir tout noir ou tout rose. Ca dépend du regard qu’on choisit d’avoir sur ce qui nous entoure. Depuis que j’ai lu ce livre, j’ai appliqué un filtre beaucoup plus positif. Je fais le choix de m’attarder sur les choses positives qui se passent, car elles me font davantage de bien et m’apportent davantage d’énergie. Appliquer ce filtre me permet d’avoir une certaine confiance dans la vie, dans ma capacité à apporter moi aussi du positif.

Certains voient ça comme de la naïveté, moi je vois ça comme de la bienveillance envers soi et envers le monde. Si on voit tout le négatif, on risque de tomber dans le fatalisme, d’avoir l’impression que, quoi qu’on fasse, ça ne changera rien. Et alors on ne fait rien pour que ça change.

Au contraire, en s’inspirant de toutes les initiatives positives qui sont mises en place et de leurs résultats, on s’emplit de positivisme et on a plus facilement le sentiment que ce que l’on fait à notre échelle peut effectivement changer quelque chose. Pour moi, ce positivisme apporte de la force pour agir.

“80 hommes pour changer le monde” : un livre qui continue d’inspirer ma vie entrepreneuriale aujourd’hui

Voilà plusieurs années que j’ai lu ce livre. Entre temps, j’en ai lu plein d’autres liés à l’entrepreneuriat et au développement personnel. Pourtant, c’est de lui dont j’ai envie de parler en premier, car je vois encore aujourd’hui les traces de l’impact qu’il a eu sur moi.

Dans mon projet entrepreneurial, je réfléchis à l’impact positif que je veux avoir sur les lecteurs

Aujourd’hui, dans mon projet de développer mon blog LesNouveauxTravailleurs, je ne pense pas qu’à ce dont moi j’ai envie de parler sur ce blog. Bien que je sois passionnée par le sujet. Mais j’essaye plutôt de mettre cette passion au service de l’impact positif que j’ai envie d’avoir sur les lecteurs, sur vous.

Le blog LesNouveauxTravailleurs est né du constat que nombre de personnes s’engagent dans une vie professionnelle mais se rendent compte qu’ils n’y sont pas si épanouis que ça.

La raison d’être du blog, pour moi, est donc d’aider chacun à faire évoluer son projet professionnel pour être réellement épanoui au travail, complètement aligné avec soi, ses envies, ses valeurs, ses forces. De vivre sa vie pleinement pour ne pas regretter de ne pas l’avoir fait sur son lit de mort.

Réfléchir à l’impact avant de réfléchir au modèle économique et au profit est une manière de penser propre à l’entrepreneuriat “social”. Je l’ai découverte en partie dans le livre “80 hommes pour changer le monde”, en voyant que des entrepreneurs choisissent d’adresser des problématiques sociales ou environnementales plutôt que d’autres.

Elle a été renforcée par l’année que j’ai passée à co-fonder la startup Pack Your Skills en 2017. Mon associé, Maxime, avait baigné dans le milieu du développement durable et de l’entrepreneuriat social avant notre rencontre et a apporté cet état d’esprit au projet.

Face à mon projet entrepreneurial, je vérifie qu’il entre en cohérence avec moi et mon histoire

Il existe un million de problématiques à adresser. Autant d’idées de projets à créer. Face à cette multitude, je crois qu’un entrepreneur épanoui est un entrepreneur qui choisit de s’attaquer au problème qui “lui correspond” le mieux. J’associe à ça le fait de choisir un problème qui nous touche particulièrement, qu’on a foncièrement envie de résoudre, qui fait appel à un ou plusieurs de nos centres d’intérêts, qui a un lien avec notre histoire passée, qui va nous permettre de mobiliser des compétences dans lesquelles on est doué, et qui respecte nos valeurs.

Pour résumer, c’est se poser la question “Qu’est-ce qui explique, dans mon passé, que ce projet est cohérent avec moi ?”

En plus de se poser la question de l’impact, qui est une question du présent, on se pose la question du lien entre ce présent et son passé.

Je pense que cette question ne s’applique pas qu’aux entrepreneurs, mais à tout travailleur en mesure de se poser la question de son épanouissement au travail.

Ce type de réflexion m’a été apporté par le livre “80 hommes pour changer le monde”, qui rapporte des histoires de personnes qui ont eu envie de s’attaquer à un problème rencontré sur leur chemin. On comprend les motivations qu’il y a derrière les idées mises en place, et le lien entre ces idées et les personnes qui les portent.

A nouveau, cette manière de penser a été renforcée l’an passé, quand j’ai rejoint la communauté Live For Good, une communauté d’entrepreneurs qui adoptent l’état d’esprit des entrepreneurs sociaux. Cet état d’esprit contient trois critères principaux :

  • Chercher à résoudre un problème de société avant de chercher à faire du profit
  • Chercher à être rentable et ne pas bâtir son activité que sur des subventions (on retrouve là une des idées principales du livre qui casse l’idée-reçue selon laquelle on ne peut pas agir pour le bien de la planète et gagner de l’argent en même temps)
  • Limiter la lucrativité, c’est-à-dire que les bénéfices générés sont majoritairement réinvestis dans le projet (plutôt que distribués à des actionnaires)

Lors d’un weekend organisé par Live For Good, une intervenante (Tara Dickman) nous avait fait travailler notre pitch autrement, en réfléchissant au lien entre notre histoire passée et notre projet actuel. J’ai réalisé tous les éléments passés qui avaient pu influencer le choix de mon projet actuel :

  • Bonne élève à l’école, j’ai expérimenté la réussite scolaire. Cette situation m’a donné confiance dans mon potentiel. Comme l’école se transforme ensuite en travail, j’ai transcrit cette confiance dans le monde professionnel et développé une triple conviction :

 

  1. On peut prendre du plaisir à travailler
  2. C’est en jouant sur nos points forts que l’on peut le plus s’épanouir
  3. Tout le monde a un potentiel et peut être doué dans quelque chose. Si on est mauvais, c’est qu’on ne fait pas la bonne chose.

 

  • En Ecole de commerce, j’étais passionnée par les ateliers proposés par le centre de développement personnel. J’ai continué à lire des livres de développement personnel et j’ai beaucoup évolué. Cet intérêt explique certainement pourquoi, aujourd’hui, mon approche de l’épanouissement au travail passe notamment par des réflexions de développement personnel. C’est ça qui me vient naturellement.

 

  • Dans ma première expérience de CDI, j’ai vécu un nouveau format de travail : le “remote”. J’ai adoré la liberté que ça m’a apporté et c’est pour ça que j’ai eu envie de le démocratiser auprès de tous. Car je suis convaincue que ce format (et les autres dont je parle sur mon blog) peuvent rendre certaines personnes épanouies.

 

Face à mon projet entrepreneurial, je me demande s’il va dans le sens de ce que j’ai envie d’apporter au monde à moyen terme

La dernière question que je me pose face à mon projet entrepreneurial est : “est-ce que ce projet contribue à ce que j’ai envie d’apporter au monde ?”.

En lisant “80 hommes pour changer le monde”, on ne peut pas passer à côté de ce que ces entrepreneurs apportent au monde. C’est une réflexion un peu plus long terme que le premier point sur l’impact positif. Ici, il s’agit de vérifier que ce que je fais à court terme va dans le sens de ce que je veux à moyen terme, dans quelques années.

Dans le point précédent, il s’agissait de se demander ce qui, dans notre passé, explique que notre projet actuel soit cohérent avec nous. Maintenant, il s’agit de réfléchir au futur et de se demander “est-ce que ce que je fais aujourd’hui correspond à ce que je veux apporter dans le futur ?”.

Pour savoir ce qu’on veut apporter dans le futur, on peut se demander “quelle contribution est-ce que j’ai envie d’apporter au monde pour être fière de mes actions sur mon lit de mort ?”.

Personnellement, ce que je souhaite à moyen terme est d’aider un maximum de gens à identifier ce qui leur permettrait d’être réellement épanouis dans leur travail. Créer le blog LesNouveauxTravailleurs est donc complètement cohérent. Il apporte de l’information sur des modes de travail qui changent du mode de travail traditionnel, qui apporte tant d’insatisfaction parmi les jeunes travailleurs aujourd’hui. Connaître ces nouveaux modes de travail permet donc d’identifier de nouvelles voies qui pourraient constituer un nouveau projet professionnel, dans lequel on serait beaucoup plus épanoui.

C’est une question que tout le monde peut se poser dans son travail : pourquoi est-ce que je travaille pour cette cause-là et pas une autre ? Est-ce que mon travail aujourd’hui contribue à ce que j’ai réellement envie d’apporter au monde. Est-ce que ça m’aide à aller vers un projet futur dans lequel ce sera le cas ?

Conclusion

Le livre “80 hommes pour changer le monde” est une mine de positivisme pour quiconque le lira.

En ce qui me concerne, son impact a largement dépassé le temps de lecture. Il m’a éveillée à l’entrepreneuriat social. Cette base s’est consolidée par de nouvelles expériences au début de ma vie professionnelle.

Alors que mon projet a trouvé son origine dans l’envie de devenir indépendante financièrement, j’ai intégré l’état d’esprit de l’entrepreneuriat social à ma démarche : être centrée sur l’impact que j’ai envie d’avoir sur les gens et sur le monde à travers ce projet.

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