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Créer un Environnement Fertile à son Ikigaï | Etape 4 de ma Méthode Ikigaï

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Methode Ikigai : Etape4

Cet article est le quatrième et dernier article de ma méthode ikigai. Je te conseille de lire les étapes une à trois avant celle-ci.

La philosophie de l’ikigaï considère qu’on peut le trouver indépendamment de son environnement, en trouvant la beauté et le plaisir dans toutes les petites choses.

Cependant, cela demande un très fort travail sur soi-même de réussir à endurer n’importe quel environnement et y trouver le bonheur. Je pense que cela est une étape très avancée de développement personnel.

Avant d’en arriver là, je crois qu’il est bon de partir du postulat que l’environnement a une forte influence sur qui l’on est, comment l’on agit, les décisions que l’on prend, les habitudes que l’on instaure.

C’est pourquoi j’ai décidé d’ajouter ce dernier objectif. La question à laquelle on cherche à répondre ici est : “Quel est l’environnement qui te permettra de te nourrir pour réaliser ta Mission Altruiste au mieux ?”

Il y a deux niveaux ici :

  • Niveau 1 : quel environnement dois-je créer pour trouver mon ikigai ?
  • Niveau 2 : quel environnement sera propice à entretenir mon ikigai ?

Quel environnement créer pour trouver ton ikigai ?

Quand on cherche son ikigai, on peut être freiné par différentes peurs ou par d’autres personnes. Pour parvenir à l’épanouissement, il faut apprendre à dépasser certaines de ces choses. Voici trois points-clés pour créer un environnement qui permet d’aller au bout de la démarche, et de trouver son ikigai.

Ici, “environnement” se réfère davantage à un état d’esprit qu’à un environnement physique.

1) Cultive un entourage positif

“Tu es la moyenne des cinq personnes avec lesquelles tu passes le plus de temps” – Jim Rohn, un célèbre coach de développement personnel américain

Eloigne-toi des personnes “toxiques” qui n’adhèrent pas à ta vision des choses, car ils vont te retarder et te prendre de l’énergie. Entoure-toi de personnes qui soutiennent ta vision et t’encouragent à la poursuivre.

2) Sors de ta zone de confort et provoque la sérendipité

Plus tu sortiras de ta zone de confort pour explorer, et plus tu trouveras de réponses à tes questions, et même des réponses auxquelles tu ne t’attendais pas.

La sérendipité, c’est le fait de partir en quête de quelque chose et de rencontrer autre chose en chemin qui est tout aussi positif, voire plus. Je t’invite à provoquer la sérendipité en disant “oui” à des choses que tu ne fais pas d’habitude.

3) Il n’y a pas d’échec, il n’y a que des itérations

Parfois, on n’ose pas commencer quelque chose parce qu’on a peur que ça ne corresponde pas à ce qu’on attendait, on a peur d’être déçu. Mais chaque réponse que l’on obtient nous permet d’aller plus loin.

Essayer quelque chose, même si ça ne t’apporte pas ce que tu étais venu chercher, n’est pas un échec. C’est une itération qui te permet d’aller à l’étape d’après.

Comme avait dit Nelson Mandela : “Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends.”

 

Quel environnement créer pour entretenir ton ikigai ?

Maintenant que tu sais quel état d’esprit adopter pour effectivement trouver ton ikigai, il y a une dernière étape à laquelle penser pour le trouver : déterminer l’environnement (de travail et de vie) dans lequel tu pourrais le plus t’épanouir.

L’influence de l’environnement sur l’ikigai

La philosophie de l’ikigai ne parle pas de cet aspect. D’ailleurs, on ne voit le mot “environnement” dans aucun des cercles du schéma. Mais, personnellement, dans mon travail sur moi et ma recherche d’épanouissement, l’environnement a joué un grand rôle.

Peut-être que certaines personnes sont plus sensibles que d’autres à l’environnement dans lequel elles évoluent. Mais, honnêtement, je crois que l’on y est tous sensibles. Et c’est plutôt que certaines personnes ne se rendent pas compte de l’influence que leur environnement a sur eux.

Peut-être te sens-tu très bien dans la ville dans laquelle tu vis. Mais peut-être ne sais-tu pas vraiment pourquoi. Et si on te mutait ailleurs ? Serais-tu capable de lister ce qu’il te faut retrouver dans ce nouvel environnement pour trouver un nouvel épanouissement ici ?

Peut-être es-tu bien dans la ville, mais pas bien dans ton environnement de travail.

L’environnement de travail et de vie joue un rôle sur notre bien-être et sur notre épanouissement. Si on ne se sent pas bien dans un environnement, on peut adopter deux philosophies :

  • La philosophie du “Sage” : faire un travail sur soi pour ne pas être affecté par ce qui se passe autour de nous, et pour accepter la situation. Idéal pour quelqu’un qui n’a pas vraiment d’autres choix que de rester là où il est. Mais limitant pour trouver son réel ikigai car un meilleur environnement nous rendrait probablement plus heureux ailleurs. En “acceptant”, on s’apaise, mais on renie un besoin.
  • La philosophie de “l’Aventurier” : chercher ce qui fait qu’on n’est pas bien dans cet environnement, puis chercher des solutions pour changer ça.

Aujourd’hui, je ne vais pas m’attarder sur la philosophie du Sage, car elle correspond moins à la vision que j’ai présentée en introduction de cette méthode ikigai : définir ses aspirations, puis aller les chercher.

Qu’est-ce qui pose problème dans ton environnement actuel ?

C’est parti donc pour trouver l’environnement qu’il te faut pour t’épanouir.

Moi j’aime bien aborder ça en me posant la question “L’environnement de travail et de vie dans lequel j’évolue me permet-il d’être la meilleure version de moi-même ?”.

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Plusieurs fois ces deux dernières années, j’ai senti que ce n’était pas le cas :

  • En CDI, je n’étais pas la meilleure version de moi-même car notre manière de travailler me limitait dans ma productivité et ma créativité (aller dans le même bureau tous les jours, devoir prendre le métro bondé…)
  • A Paris, je n’étais pas la meilleure version de moi-même car je n’étais pas assez stimulée par les gens qui m’entouraient : tout le monde travaille beaucoup, est fatigué après le travail, et passe du temps avec d’autres amis ou son copain/sa copine. Je me sentais seule et je devenais flemmarde.

A l’inverse, depuis que je suis partie voyager en Amérique Latine, et particulièrement depuis que je suis au soleil et à la plage à Playa Del Carmen au Mexique, je sens que je suis la meilleure version de moi-même actuelle. J’ai une énergie que je ne me rappelle pas avoir eu depuis très longtemps. Je suis ouverte, je parle à des inconnus, je dis oui à des choses nouvelles… Et devenir blogueuse professionnelle m’a permis de développer mon propre rythme et environnement de travail.

Exercice 1 : Qu’est-ce qui te pose problème dans ton environnement de travail actuel ?

A toi : si tu sens que ton environnement de travail actuel ne te permet pas d’être la meilleure version de toi-même, cherche les éléments qui causent cela.

Crée un tableau à 4 colonnes et remplis :

  • dans la première colonne : les choses qui ne te conviennent pas
  • dans la deuxième colonne : pourquoi ça ne te convient pas

Pour la première colonne, essaye d’être précis(e). N’écris pas “mon boss me pompe l’air”, mais “quand mon boss ne me dit pas bonjour tout les matins, ça ne me convient pas.

On remplira les trois autres colonnes plus tard.

Voici un exemple :

Choses qui ne me vont pas Pourquoi ça ne me va pas
Devoir venir au même bureau tous les jours Ce bureau est tout blanc, sans lumière naturelle, donc je trouve qu’il n’est pas agréable d’y travailler et je n’arrive pas à faire de travail créatif

 

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Quelques pistes à explorer dans ce domaine :

  • Comment te sens-tu vis-à-vis de tes horaires de travail ?
  • Comment te sens-tu vis-à-vis du bureau dans lequel tu travailles ?
  • Comment te sens-tu vis-à-vis de ton manager ?
  • Comment te sens-tu vis-à-vis de tes collègues ?
  • Comment te sens-tu vis-à-vis de la vie d’équipe (afterworks, déjeuners ensemble…) ?
  • Comment te sens-tu vis-à-vis de ton matériel de travail ?
  • Comment te sens-tu vis-à-vis de la manière avec laquelle tu interagis avec tes collègues ? Avec les clients ? Les partenaires ?
  • Quelle est la dernière fois que tu t’es senti(e) énervé(e) au travail ? Qu’est-ce qui s’était passé ?
  • Comment te sens-tu vis-à-vis de ta charge de travail ?
  • Comment te sens-tu vis-à-vis de ton équilibre vie professionnelle-vie personnelle ?
  • As-tu de bonnes relations avec tes collègues ? As-tu un meilleur ami au travail ?
  • A quel point chacune de ces choses est importante pour toi ?

 

Exercice 2 : Qu’est-ce qui te pose problème dans ton environnement de vie actuel ?

Même exercice mais avec ton environnement de vie.

Exemple :

Choses qui ne me vont pas Pourquoi ça ne me va pas
Quand je veux voir mes amis, il faut toujours s’y prendre au moins une semaine à l’avance à cause des emplois du temps compliqués J’ai un grand besoin “social” : j’ai besoin de me sentir entourée, de faire des activités avec des amis les soirs et les weekends.

 

Quelques pistes à explorer :

  • Aimes-tu la ville dans laquelle tu vis ? Pourquoi ?
  • Aimes-tu le climat ?
  • Préfèrerais-tu habiter en ville, à la montagne, à la campagne ou à la plage si tu avais le choix ?
  • Fais-tu partie d’une communauté (par exemple une association de jeux de société, une asso qui organise un festival de musique, un groupe de cadres féminins…) ?
  • As-tu un ou plusieurs très bons amis autour de toi ? Le(s) vois-tu souvent ?
  • Sais-tu qui contacter quand tu veux faire telle ou telle activité ?
  • Que fais-tu de ton temps libre (le soir et les weekends) ? Est-ce comme ça que tu aimes occuper ton temps ?
  • Aimes-tu les différentes choses que tu peux faire dans ce lieu de vie ? (musées, balades, danser…)

A toi : continue de remplir les deux premières colonnes de ton tableau avec ces nouvelles réponses.

 

Exercice 3 : Que te faudrait-il à la place ?

Maintenant, trouvons ce qu’il te faudrait à la place de toutes ces choses qui ne te conviennent pas. Ici, on essaye de comprendre ton BESOIN. Une fois que tu connais tes besoins, tu seras capable de toujours comprendre pourquoi tu ne te sens pas bien dans un nouvel environnement (à moins que ce soit un besoin pas encore identifié, mais alors tu n’auras qu’à reprendre cet exercice :)).

A toi : remplis la troisième colonne du tableau comme ci-dessous :

 

Choses qui ne me vont pas Pourquoi ça ne me va pas Ce dont j’aurais besoin à la place
Exemple 1 : Devoir venir au même bureau tous les jours Ce bureau est tout blanc, sans lumière naturelle, donc je trouve qu’il n’est pas agréable d’y travailler et je n’arrive pas à faire de travail créatif Pouvoir changer de “bureau” régulièrement. Par exemple, être au bureau seulement 2 jours par semaine, et le reste du temps, soit chez moi, soit dans des cafés.
Exemple 2 : quand je veux voir mes amis, il faut toujours s’y prendre au moins une semaine à l’avance à cause des emplois du temps compliqués J’ai un grand besoin “social” : j’ai besoin de me sentir entourée, de faire des activités avec des amis les soirs et les weekends. Un environnement où je sais qu’il y aura toujours quelqu’un disponible et motivé pour faire un truc (et pas que boire de l’alcool)

 

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Exercice 4 : Comment peux-tu accéder à un environnement qui te serait plus bénéfique ?

Ici le but est de trouver une solution. Tu as identifié que ton environnement actuel ne te convenait pas. Tu as décris ce que tu aimerais avoir à la place.

Maintenant, concrètement, comment peux-tu faire pour obtenir ce dont tu as besoin ?

A toi : remplis la quatrième colonne du tableau, comme ci-dessous :

Choses qui ne me vont pas Pourquoi ça ne me va pas Ce dont j’aurais besoin à la place Comment puis-je accéder à cet environnement ?
Exemple 1 : Devoir venir au même bureau tous les jours Ce bureau est tout blanc, sans lumière naturelle, donc je trouve qu’il n’est pas agréable d’y travailler et je n’arrive pas à faire de travail créatif Pouvoir changer de “bureau” régulièrement. Par exemple, être au bureau seulement 2 jours par semaine, et le reste du temps, soit chez moi, soit dans des cafés. Trouver une entreprise qui me laisse faire ça ou devenir indépendante
Exemple 2 : quand je veux voir mes amis, il faut toujours s’y prendre au moins une semaine à l’avance à cause des emplois du temps compliqués J’ai un grand besoin “social” : j’ai besoin de me sentir entourée, de faire des activités avec des amis les soirs et les weekends. Un environnement où je sais qu’il y aura toujours quelqu’un disponible et motivé pour faire un truc (et pas que boire de l’alcool) Rejoindre une communauté

Voyager seule pour me faire des amis en route

Changer pour une ville où les gens ont une vie sociale plus importante

 

Pour conclure…

Félicitations, tu es arrivé(e) à la fin de ma méthode ikigai !

Dans cette étape 4, tu as défini les critères de l’environnement de travail et de vie dans lequel tu te sens bien. Afin que cet environnement soit un terreau fertile pour que tu puisses vivre ton ikigai et mener ta mission altruiste au mieux.

Les quatre étapes de la méthode ont pour but de t’aider à trouver ton ikigai. Les exercices sont là pour réveiller ton ikigai. Mais il ont une limite : réfléchir à son ikigai ne suffit pas à le trouver. Il faut EXPERIMENTER. Ma méthode et mes exercices ne sont donc pas suffisants. Il faut que tu testes des choses, que tu ailles voir sur le terrain si tel environnement de travail serait plus propice pour toi, si tel métier te plairait.

Comment s’est passée l’étape 4 pour toi ?

Comment te sens-tu en arrivant à la fin de cette méthode ? Sens-tu que tu as les clés pour trouver ton ikigai ? Restes-tu sur ta faim ? Dis-moi pourquoi en commentaires !

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10 réflexions au sujet de « Créer un Environnement Fertile à son Ikigaï | Etape 4 de ma Méthode Ikigaï »

  1. Bonjour,
    Merci beaucoup pour tes conseils sur un sujet tellement actuel. Nombreux sont ceux qui savent ne pas être à leur place, mais peu recherchent véritablement une stratégie pour se rapprocher de leur mission de vie. Ton expérience est très utile dans cette quête 🙂

    1. Merci à toi pour ton commentaire. Effectivement, de nombreuses personnes veulent aller vers plus d’épanouissement mais ont besoin de personnes qui les aide à leur montrer un chemin à suivre. C’est le but de ma méthode ikigai 🙂

  2. Un tout grand merci pour cette méthode. Cela fait très longtemps que j’étais intéressée par cette philosophie, mais quand elle est devenue effet de mode, c’était souvent creux et/ou remâché, sans réelle technique ou direction (oui on complète les cases principales, mais après ?) Ton guide au contraire, propose de vraies pistes de réflexion et d’introspection tout en restant accessible et bien synthétisé. C’est assez rare que pour le souligner et je tenais à laisser ce petit commentaire pour saluer le travail ; )
    J’ignore encore quand je vais pouvoir m’y pencher sérieusement mais en tout cas ta méthode est bien inspirante et c’est pile ce qu’il me fallait ^^
    Bonne continuation !

    1. Bonjour Lena, je suis très heureuse de lire ton commentaire, merci ! Je suis en train de préparer une formation pour aller encore plus dans le concret (comment transformer ses passions et talents en activité rémunératrice). N’hésite pas à t’incrire à la newsletter si tu souhaites être tenue au courant 🙂 –> https://lesnouveauxtravailleurs.fr/newsletter

  3. Je découvre cette méthode, très intéressante. Ayant moi-même vécu à Paris avec grand malaise, je me reconnais tout à fait dans ton vécu, même si je suis restée en France par la suite. Merci pour toutes ces informations, très utiles. Je vais lorgner du côté des bouquins pour parfaire ma doc.

    1. Bonjour Caro, merci pour ton commentaire. Je suis en train de créer une formation sur le sujet pour ceux qui veulent aller plus loin. N’hésite pas à t’inscrire à la newsletter en cliquant ici pour être tenue au courant, si ça t’intéresse 🙂

  4. Merci Isis pour le temps passé à écrire cette série d’articles. Ta façon d’expliquer est claire et agréable à lire. Tes exercices m’ont permis d’y voir plus claire et ont eu un effet apaisant sur mon esprit.

    1. Bonjour Bernard, merci beaucoup. Je suis ravie qu’ils t’aient aidé. Je suis en train de créer une formation pour aider les personnes qui cherchent à concrétiser tout ça, en trouvant une activité qui correspond à leurs passions et rémunératrice. Si ça t’intéresses, tu peux être tenu au courant en t’inscrivant (clique ici pour t’inscire)

  5. Un immense BRAVO pour la qualité du travail fourni, les recherches effectuées et la réflexion qui l’accompagne. J’ai suivi votre méthodologie et j’ai validé ce que je pressentais mais avec plus de structure (l’intuition c’est toujours bon mais il faut pouvoir l’argumenter parfois). J’ai découvert des détails dans mon projet qui ne m’étaient pas apparu. Néanmoins, pour parvenir à trouver son IKIGAI il faut bien se connaître et avoir fait en amont tout un travail de réflexion, d’introspection. Si ce travail n’a pas été fait, le mois de recul que vous proposez semble tout à fait propice à cette réflexion. Encore BRAVO pour votre travail très qualitatif.

    1. Wouah, merci Josiane pour ce retour très positif, ça me fait grandement plaisir que la méthode ait porté ses fruits pour toi !

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